Adrian Wyld / La Presse Canadienne

OTTAWA — Des groupes en faveur de la transparence critiquent sévèrement la suggestion du nouveau commissaire à l’éthique d’empêcher les médias de rapporter la teneur de certaines de ses enquêtes.

Au cours de son témoignage devant un comité de la Chambre des communes cette semaine, Mario Dion a déclaré que pour plusieurs Canadiens une allégation contre un politicien est l’équivalent d’une condamnation.

M. Dion a lancé l’idée qu’il pourrait être investi de l’autorité nécessaire pour rendre certains dossiers confidentiels, ce qui empêcherait les parlementaires de discuter publiquement d’une plainte et ce qui court-circuiterait le travail des journalistes.

Le codirecteur des Journalistes canadiens pour la liberté d’expression, Dunkan Pike, a déclaré qu’il est illusoire de croire que les problèmes identifiés par Mario Dion seront résolus en maintenant les Canadiens dans le noir et en nuisant à la transparence gouvernementale.

Il estime que les Canadiens ont entièrement le droit de connaître ces informations et de se faire leur propre idée.

«La confiance du public dans les lois sur les conflits d’intérêts que le commissaire supervise ne sera certainement pas accrue par le manque de transparence et par le délai dans le dévoilement des informations», a-t-il fait valoir au cours d’une entrevue.

De nuire à la couverture médiatique des enquêtes portant sur l’éthique pourrait avoir comme effet collatéral de protéger le bureau du commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique contre le regard public, a ajouté M. Pike.

«Si des gestes sont faits pour lui conférer ce type de pouvoirs, nous nous opposerons très très fortement à cela.»

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