Mario Beauregard / Métro Diane Lamarre

Le Parti québécois (PQ) se dit préoccupé par les conséquences sur «les usagers les plus vulnérables» du récent retrait des optométristes de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ).

En point de presse dimanche, la porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Diane Lamarre, a exprimé ses craintes, particulièrement pour les personnes âgées atteintes de glaucome et les enfants.

«Les gens vont se tourner vers leur médecin de famille, qui n’a pas nécessairement l’équipement nécessaire, ou se retrouver à l’urgence, parce qu’il n’y a que l’urgence qui a le plateau technique pour offrir gratuitement ces services aux plus démunis, a soutenu la députée de Taillon. Le gouvernement libéral n’arrête pas de prendre des mesures qui nuisent aux plus vulnérables, aux gens qui ne peuvent pas sortir 50 ou un 100$ de leur poche pour une visite médicale.»

Mme Lamarre a souligné que les optométristes étaient en mesure de renouveler les prescriptions pour les personnes atteintes de glaucome et de dépister les troubles visuels précoces chez les jeunes enfants.

Mercredi dernier, la vaste majorité des optométristes du Québec ont annoncé leur retrait du régime public à la suite de l’échec des négociations avec le ministère de la Santé et des Services sociaux sur le renouvellement d’une entente de cinq ans sur la tarification.

Ce retrait devrait être effectif le 10 mars prochain. Il touchera les moins 18 ans, les personnes âgées de 65 ans et plus et les prestataires de la sécurité du revenu dont les visites chez l’optométriste sont actuellement couvertes par la RAMQ.

Diane Lamarre a aussi déploré les techniques de négociation du ministre de la Santé Gaétan Barrette dans ce dossier.

«Quand on est braqué, on braque les gens, a-t-elle illustré. On arrive à une situation où les professionnels défendent leur territoire, leur champ d’expertise, leur rémunération, c’est toujours le patient individuellement et les Québécois collectivement qui en paient le prix et qui sont laissés sur le trottoir.»

«Le gouvernement libéral a des chouchous et de toutes évidences les optométristes n’en font pas partie. Il faut trouver une voie de sortie qui va garantir à la population les services essentiels offerts par les optométristes. Leur désengagement va causer un préjudice important. Pour régler des situations simples, on va embourber encore d’avantages les urgences des hôpitaux.»

La critique du PQ en matière de santé préconise plutôt une «collaboration avec les professionnels de la santé», plus qu’une approche «centrée sur les médecins».

«Il y a plus d’une vingtaine de professions de santé qui sont capables d’apporter des contributions supplémentaires au système de santé, a-t-elle fait valoir. Le gouvernement libéral doit considérer ces contributions de façon plus proactive et moins compartimentée. Les superinfirmières, les physiothérapeutes, les psychologues, les optométristes sont dans des rôles traditionnels et des approches compartimentées qui nuisent au système de santé.»

 

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