Manish Swarup Manish Swarup / The Associated Press

NEW DELHI — Les premiers ministres de l’Inde et du Canada s’entendent pour faire la lutte à l’extrémisme et à ceux qui utilisent la religion pour diviser les peuples.

C’est ce qui a été révélé vendredi après que le premier ministre Narendra Modi ait chaleureusement accueilli son homologue Justin Trudeau au palais présidentiel, à New Delhi, pour des entretiens bilatéraux.

Ces entretiens ont eu lieu à la fin du voyage d’une semaine en Inde du premier ministre Trudeau, de son épouse et de leurs enfants.

Le premier ministre Modi n’a pas accueilli son vis-à-vis à son arrivée en Inde, samedi dernier. Ce n’est que cinq jours plus tard, jeudi, qu’il lui a publiquement souhaité la bienvenue sur son compte Twitter.

La semaine de M. Trudeau en Inde a été difficile. Peu de nouvelles économiques ont été annoncées et dans plusieurs médias, on s’est moqué de ses tenues vestimentaires.

De plus, le premier ministre a consacré beaucoup d’énergie à tenter de convaincre les autorités indiennes que son gouvernement n’encourageait pas le mouvement séparatiste sikh. Il a rencontré mercredi l’un des politiciens indiens qui croient le contraire, Amarinder Singh, ministre en chef de l’État du Pendjab.

Mais le lendemain, il a été révélé que Jaspal Atwal, un Canadien de religion sikhe qui avait tenté d’assassiner le ministre Malkiat Singh Sidhu en 1986, avait été invité à des réceptions données par le premier ministre canadien à Mumbai et à New Delhi. On l’a même vu sur une photographie aux côtés de l’épouse de M. Trudeau.

Le premier ministre a indiqué qu’il rencontrera la semaine prochaine celui qui a invité M. Atwal à ces réceptions, le député libéral de la Colombie-Britannique Randeep Sarai, qui a admis être responsable de la situation.

Lors d’un breffage téléphonique organisé vendredi par le bureau du premier ministre, un responsable a laissé entendre que la présence de M. Atwal était possiblement l’oeuvre de factions du gouvernement indien qui sont convaincues que les séparatistes sikhs menacent l’unité de leur pays.

Ces factions, a dit le responsable sous le couvert de l’anonymat, manoeuvreraient pour empêcher le gouvernement du premier ministre Narendra Modi de trop se rapprocher des pays qui, selon eux, veulent miner l’unité de l’Inde.

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