Radio-Canada Les chefs des quatre partis politiques se sont affrontés dimanche soir lors d'un premier débat télévisé, marqué par les thèmes de la corruption, des médecins de famille et de l'identité.

La glace est brisée pour les chefs de partis politique, qui ont pris part hier au premier des quatre débats télévisés qui auront lieu cette semaine.

Les chefs ont semblé nerveux dans les premières minutes, particulièrement Françoise David et François Legault, qui en étaient à leur première expérience. Tous deux ont d’ailleurs reconnu avoir subi du stress dans les premiers débats.

«Ça n’a pas été simple de se faire une place, a admis Mme David en point de presse à la fin du débat. Mais je crois que j’ai rempli le contrat.» Jean Charest a d’ailleurs salué la performance de cette dernière, jugeant qu’elle avait réussi à présenter clairement ses idées.

«J’ai réussi à passer mes messages importants, a déclaré pour sa part M. Legault. Mais je n’ai pas eu toutes mes réponses.» Il visait particulièrement Mme Marois qui, selon le chef de la Coalition avenir Québec, n’a pas répondu à la question touchant la date d’un éventuel référendum.

Pauline Marois s’est aussi dite satisfaite de sa performance et a affirmé qu’elle s’était sentie très sereine. Elle aurait toutefois aimé parler davantage d’éducation. Elle a également déploré le fait que M. Charest n’ait pas répondu à ses questions en ce qui concerne certains cas allégués de corruption.

M. Legault n’a pas été en reste, et Mme Marois juge que le chef de la CAQ a tenté d’occulter le fait qu’il projette de hausser les tarifs d’Hydro-Québec.

Jean Charest a clôturé le point de presse en affirmant avoir atteint l’objectif d’aider à clarifier les positions de chaque parti pour que les Québécois puissent faire un choix éclairé le 4 septembre. Il a de nouveau associé le PQ à la rue. M. Charest a été le seul a insister sur le conflit étudiant.

Aucun parti n’a souhaité se déclarer le gagnant de la soirée, mais aucun n’a voulu reconnaître d’erreur, laissant le soin aux médias de s’en charger.

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