WINNIPEG – Des résidants de quatre Première Nations du Manitoba poursuivent la province, alléguant que le gouvernement avait délibérément inondé leurs communautés l’an dernier et n’avait pas correctement pris soin d’eux après qu’ils eurent été forcés de quitter le secteur.

Une poignée d’habitants des Premières Nations de Pinaymootang, Little Saskatchewan, Lake St. Martin et Dauphin River ont intenté cette semaine un recours collectif de 950 millions $.

Le document déposé en cour affirme que la province avait «en connaissance de cause» provoqué le désastre dans leurs communautés en détournant une trop grande quantité d’eau en surplus dans le lac Manitoba au printemps dernier. Il allègue également que le gouvernement ne les a pas avertis suffisamment d’avance à propos de l’inondation.

Le recours collectif, qui comporte des allégations qui n’ont pas été prouvées en cour, doit être certifié par un juge avant de pouvoir aller de l’avant.

Les inondations ont été particulièrement importantes au Manitoba l’an dernier, alors que les problèmes se sont poursuivis jusqu’en été pour contenir les flots de la rivière Assiniboine. Des responsables ont exploité la Diversion Portage, un canal qui transfère de l’eau de la rivière dans le lac Manitoba, au delà de sa capacité normale.

Des responsables provinciaux des services de prévision des inondations ont affirmé que les débordements de l’an dernier avaient été parmi les pires de l’histoire récente, et qu’ils n’avaient rien fait pour augmenter artificiellement le niveau de l’eau.

Les inondations ont forcé l’évacuation de plusieurs résidants, et plusieurs milliers de membres des Premières Nations n’ont toujours pas pu rentrer chez eux.

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