TORONTO – La ministre ontarienne de l’Éducation, Laurel Broten, ne craint pas une contestation devant les tribunaux d’une loi spéciale qui imposerait la nouvelle convention collective de milliers d’enseignants.

Les libéraux, aux prises avec des finances serrées, rappellent les élus au début de la semaine prochaine dans le but de déposer un projet de loi qui imposerait aux enseignants un gel des salaires et une réduction des avantages sociaux.

Mardi, la ministre Broten s’est montrée confiante de voir la loi, si elle est adoptée, survivre à une possible contestation en cour.

Mais les libéraux minoritaires ont besoin du soutien de l’un des deux partis d’opposition pour faire adopter le projet de loi.

Les néo-démocrates estiment que la loi donnerait lieu à une longue bataille judiciaire qui coûterait des millions de dollars aux contribuables. Les progressistes-conservateurs, quant à eux, avaient déjà demandé le gel des salaires de tous les employés du secteur public, tout en précisant ne pas pouvoir appuyer un projet de loi qu’ils n’ont pas encore vu.

Deux syndicats opposés à une entente, qui représentent ensemble quelque 93 000 personnes, ont affirmé qu’ils feraient appel aux tribunaux si la loi devait être adoptée.

La ministre de l’Éducation a laissé entendre que l’un des deux syndicats se rallie maintenant à la position du gouvernement, mais est restée vague sur les détails.

Elle a soutenu que la Fédération des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario se prête à des discussions sur d’autres voies à emprunter pour respecter le budget restreint du gouvernement.

Le leader parlementaire du gouvernement, John Milloy, avait demandé lundi au Parti progressiste conservateur et au Nouveau Parti démocratique de prendre leurs responsabilités en appuyant le projet de loi.

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