TOULOUSE, France — Jean-Marc Fournier est un homme politique «quand même influent» qui a exercé son action de façon «constante et sérieuse, approfondie», à propos de la place du Québec dans le Canada.

C’est ce qu’a déclaré le premier ministre Philippe Couillard, mardi, pour saluer la contribution de son ministre «au Québec et au Canada».

Ce vétéran libéral, ministre des Affaires canadiennes et leader parlementaire du gouvernement, a annoncé lundi qu’il ne se représentera pas aux prochaines élections le 1er octobre. Il avait été élu pour la première fois au scrutin général de 1994.

En mission en France pour une semaine, le premier ministre n’a pas tari d’éloges pour celui qui était reconnu comme un fin stratège et qui avait été un des artisans de la victoire de M. Couillard aux élections de 2014, pour avoir fait la campagne à ses côtés.

Il a notamment salué son travail sur le front constitutionnel, entre autres pour avoir largement contribué à la position constitutionnelle du gouvernement libéral adoptée l’an dernier.

«Il faut saluer la contribution de Jean-Marc Fournier, non seulement pour le Parti libéral du Québec, mais pour le Québec et le Canada», a-t-il déclaré mardi midi en point de presse, en marge de la visite des installations d’Airbus à Toulouse.

«C’est un homme politique quand même influent» qui a exercé son action de façon «constante et sérieuse, approfondie, notamment à propos de la place du Québec dans le Canada», a-t-il poursuivi.

M. Couillard lui a reconnu «l’élégance» d’avoir dit qu’il voulait du sang neuf dans les rangs du PLQ, une volonté normale pour une formation politique, selon le premier ministre.

Il a également dit qu’il avait avec son ministre une «excellente relation de travail» et qu’il était un «homme formidable sur le plan humain».

M. Couillard s’est d’ailleurs réjoui que son collègue fasse savoir qu’il fera la prochaine campagne électorale à ses côtés en septembre.

Élu pour la première fois député de la circonscription de Châteauguay en septembre 1994, après une tentative ratée de se faire élire au fédéral en 1988, il aura d’abord été pendant quatre ans porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, puis leader adjoint de l’opposition officielle.

Au cours de sa carrière, il aura occupé les fonctions de ministre de l’Éducation, des Affaires municipales, du Revenu et de la Justice.

En 2008, il avait annoncé qu’il ne solliciterait pas de nouveau mandat, affirmant avoir besoin de recul. Il sera finalement réélu en 2010 lors d’une élection complémentaire dans Saint-Laurent, circonscription qu’il a conservée lors des deux élections suivantes.

Dans la foulée de l’élection de 2012 qui a brièvement porté le Parti québécois au pouvoir, M. Fournier a également agi à titre de chef de l’opposition officielle par intérim.

M. Fournier avait déjà amorcé une réflexion quant à son avenir politique l’an dernier, lorsqu’il avait été éclaboussé par des allégations du chef du syndicat des policiers de Montréal, Yves Francoeur. Il avait déclaré que M. Fournier et l’ancien ministre Raymond Bachand avaient échappé à une enquête criminelle pour fraude et trafic d’influence.

À la suite d’une enquête, la Sûreté du Québec avait toutefois jugé que ces allégations étaient non fondées.

Interrogé à ce sujet par les journalistes, lundi, Jean-Marc Fournier a admis que l’affaire a fait partie de sa réflexion.

Le départ de M. Fournier s’ajoute à celui confirmé récemment de la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, qui avait annoncé vouloir quitter à la fin de son mandat, pour des raisons personnelles et familiales.

Les députés Guy Hardy (Saint-François), Karine Vallières (Richmond), Pierre Reid (Orford) et André Drolet (Jean-Lesage) ont déjà annoncé qu’ils ne solliciteraient pas un autre mandat.

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