La Ville de Hampstead veut interdire l’usage du tabac dans tous les lieux publics, incluant les parcs et les trottoirs, une interdiction qui doit s’appliquer aussi à la marijuana après la légalisation de la substance plus tard cette année.

Un projet de règlement sur l’usage des produits du tabac et autres substances sur son territoire a été adopté, lundi, par le conseil municipal de la ville située dans l’ouest de l’île de Montréal. Un autre vote se tiendra le 9 avril, avec une entrée en vigueur prévue le 16 avril.

Selon les mesures proposées, l’usage du tabac sera interdit sur l’ensemble des propriétés municipales «incluant les parcs, les rues, les trottoirs, les édifices municipaux» ainsi que les «terrains adjacents» à ces édifices.

La Ville a également indiqué que lorsque la marijuana deviendra légale, «en fumer sera aussi interdit dans les endroits publics».

Le maire, William Steinberg, a affirmé mardi en entrevue que la légalisation prochaine de la marijuana avait été déterminante dans la volonté d’agir de la municipalité.

«C’est à la fois le tabac et le pot. Nous ne voulons pas que cela se fasse en public, et l’une des raisons est la fumée secondaire. (…) Des problèmes sur la santé de la fumée secondaire viennent du tabac et du pot», a d’abord indiqué à La Presse canadienne M. Steinberg, maire de la petite municipalité d’environ 7000 habitants depuis 13 ans.

«La seconde raison est l’exemple (que cela montre), a-t-il ajouté. (…) Lorsqu’il est question de la légalisation du pot, nous avons assurément des craintes de voir un plus grand nombre de jeunes fumer la marijuana. Alors nous ne voulons pas que des gens donnent un mauvais exemple, nous ne voulons pas que des groupes d’adolescents ou de jeunes adultes aillent fumer des joints dans nos parcs ou sur nos trottoirs.»

Le maire a dit ne pas croire que la décision est «draconienne».

«Oui, nous sommes peut-être la première ville au Canada à interdire de fumer sur les trottoirs et les rues, c’est possible, mais vraiment, dans une petite municipalité comme Hampstead où il n’y a pas de commerces, pas de bureaux, qu’est-ce que cela signifie véritablement? Si quelqu’un veut fumer une cigarette, il peut la fumer sur sa propre propriété. Si un employé dans l’un de nos édifices municipaux veut fumer, il peut marcher un coin de rue et il n’est plus dans Hampstead», a argué M. Steinberg.

La municipalité prétend avoir l’autorité de pouvoir bannir le tabac — et la marijuana — en vertu de la Loi sur les compétences municipales, qui régit notamment ses pouvoirs en matière d’environnement, de nuisance, de paix, d’ordre et concernant le bien-être général de sa population.

Aux fins du règlement, la cigarette électronique n’est pas considérée comme un produit du tabac et sera donc exemptée de l’interdiction. La réglementation provinciale visant ce produit continuera de s’appliquer, souligne-t-on.

Toute personne qui enfreint une disposition du règlement est passible d’une amende. Dans le cas d’une première infraction, cette amende variera de 100 $ à 300 $, indique le projet de règlement.

Dans le cas d’une deuxième infraction ou d’une infraction subséquente, l’amende serait de 200 $ à 600 $.

Note aux lecteurs: Version corrigée. Il faut bien lire que l’adoption au conseil municipal, le 5 mars 2018, portait sur un projet de règlement. Un autre vote se tiendra le 9 avril, avec une entrée en vigueur prévue le 16 avril.

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