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MONTRÉAL — Une menace de grève des chauffeurs d’autobus d’écoliers est écartée, du moins pour ceux qui travaillent pour Autobus Mistral, à Laval. Une entente de principe est intervenue avec l’employeur, a indiqué en fin d’après-midi mercredi le Syndicat des Teamsters.

Quelque 2000 élèves qui fréquentent la Commission scolaire de Laval risquaient d’être incommodés par une grève de leurs chauffeurs d’autobus d’écoliers à l’emploi de ce transporteur.

La date d’un éventuel débrayage n’avait pas encore été arrêtée, dans leur cas, mais les chauffeurs avaient voté à 100% en faveur d’un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, a fait savoir Christopher Monette, directeur des affaires publiques pour Teamsters Canada, le grand syndicat pancanadien qui représente ces travailleurs.

L’entente de principe qui a été conclue, et qui a déjà été ratifiée, prévoit une augmentation de salaire de 6,6%, rétroactive au 1er septembre 2017, en plus d’augmentations annuelles en fonction de l’Indice des prix à la consommation. L’entente prévoit que ces augmentations ne pourront être inférieures à des seuils de 1,25 à 2%, selon l’année.

Grève encore pendante

Par ailleurs, une grève est toujours prévue le 23 avril pour d’autres chauffeurs d’autobus d’écoliers syndiqués auprès des Teamsters.

Il s’agit des chauffeurs d’Autobus Rive-Sud division Sainte-Julie et Autobus Rive-Sud division Longueuil, qui desservent les commissions scolaires Marie-Victorin, des Patriotes, ainsi que le transport adapté de la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Quelque 2000 élèves seraient touchés.

Il en est de même pour Autobus Lucien Bissonnette, qui dessert les commissions scolaires des Trois-Lacs et Lester B. Pearson, dans l’Ouest de Montréal. Cette fois, 4000 élèves pourraient être touchés.

«Ça reste toujours, le 23 avril. Mais les parties essaient fort de négocier la meilleure entente possible pour nos membres», a commenté M. Monette.

En Outaouais, un débrayage est également envisagé «d’ici la fin du mois d’avril» chez Autobus Campeau, qui dessert les commissions scolaires des Draveurs et des Portages-de-l’Outaouais. Cette fois, près de 5000 élèves pourraient être touchés.

Le Syndicat des Teamsters aimerait bien transposer auprès d’autres transporteurs scolaires l’entente négociée chez Autobus Mistral à Laval, puisque celle-ci est plutôt généreuse. Mais M. Monette note que «c’est sûr que selon les transporteurs scolaires, ça se peut qu’il y ait des différences et des spécificités qui sont propres aux réalités de chaque entreprise».

Le transport d’écoliers est assuré par des entreprises privées, lesquelles obtiennent des contrats des commissions scolaires, qui touchent des subventions du ministère de l’Éducation pour dispenser ce service.

Les conditions de travail peuvent donc varier d’un transporteur à l’autre.

Plusieurs organisations syndicales représentent ces chauffeurs d’autobus d’écoliers, notamment le Syndicat québécois des employés de service (affilié à la FTQ, tout comme les Teamsters au Québec), Unifor, les Métallos (tous deux aussi affiliés à la FTQ), de même que la CSN et la CSD.

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