Jonathan Hayward/La Presse canadienne

REGINA — Comme il l’avait promis, le gouvernement de la Saskatchewan a déposé lundi un projet de loi qui permettrait à la province d’exercer un contrôle sur les exportations de pétrole et de gaz — notamment vers la Colombie-Britannique.

Si elle est adoptée, cette loi obligera les exportateurs d’énergie à obtenir un permis du gouvernement de la Saskatchewan. Le projet de loi ne fait pas référence explicitement à la Colombie-Britannique, mais il est clair que l’initiative est motivée par le refus de cette province d’accepter l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain, qui relie l’Alberta à la côte du Pacifique.

Une semaine plus tôt, c’était l’Alberta qui déposait un projet de loi semblable. Le gouvernement de la Saskatchewan avait indiqué la semaine dernière qu’il appuyait sa voisine dans ce bras de fer avec la Colombie-Britannique.

L’expansion de l’oléoduc de la pétrolière texane Kinder Morgan a été approuvée par le gouvernement fédéral, mais le gouvernement néo-démocrate de la Colombie-Britannique conteste le projet devant les tribunaux.

La ministre de l’Énergie de la Saskatchewan, Bronwyn Eyre, a soutenu lundi que c’est au gouvernement fédéral de faire respecter ses compétences constitutionnelles et de permettre enfin au projet d’aller de l’avant. Elle a plaidé qu’un accès accru aux marchés étrangers, par le biais de la côte du Pacifique, «injecterait des milliards de dollars dans l’économie canadienne».

La ministre Eyre soutient qu’on n’en serait pas là aujourd’hui si Ottawa s’était assuré, depuis 18 mois, que le projet aille de l’avant.

Elle a par ailleurs indiqué lundi que son gouvernement n’utilisera le projet de loi qu’en dernier recours.

«Cette expansion (de l’oléoduc) ne doit être bloquée ni par un manque de leadership du gouvernement fédéral ni par un gouvernement provincial qui n’a pas le pouvoir juridique de compromettre un projet approuvé par le fédéral.»

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