EDMONTON – Un juge de l’Alberta a finalement consenti, vendredi en fin d’après-midi, à accorder un sursis en ce qui a trait au débranchement d’une fillette de deux ans plongée dans un coma après avoir prétendument été agressée par ses parents.

Une première juge de la Cour du Banc de la Reine d’Edmonton, June Ross, avait dit être d’accord avec les médecins qui soutenaient qu’il était dans le meilleur intérêt de l’enfant de ne plus la maintenir artificiellement en vie et de lui offrir plutôt des soins palliatifs.

Mais les avocats des parents accusés réclamaient un délai afin de pouvoir aller en appel de la décision de la juge Ross. La cause en appel devrait être entendue dès mercredi prochain.

Dans une déclaration sous serment, le père de la fillette, de religion musulmane, allègue qu’il s’oppose au débranchement pour des motifs religieux. Toutefois le décès de l’enfant entraînerait un changement dans les accusations qui se transformeraient alors en meurtre, a souligné la juge June Ross. Cette dernière a souligné que c’était le bien-être de la fillette qui devait être prise en compte et a écrit dans son jugement qu’elle estimait que les parents étaient dans une situation de conflit d’intérêts.

Leurs parents, dont les noms ne peuvent être divulgués afin de protéger l’identité des enfants, sont accusés de voies de fait graves, de négligence criminelle ayant causé des lésions corporelles, et d’omission de remplir l’obligation de fournir les éléments nécessaires à l’existence.

Le juge de la Cour d’appel de l’Alberta, Jean Côté, qui a accordé le délai a qualifié la situation de difficile, en indiquant que ce dossier entraînerait des conséquences quel que soit le jugement.

Des techniciens ambulanciers paramédicaux ont découvert la fillette et sa soeur jumelle dans leur domicile, le 25 mai. Les deux souffraient de malnutrition et de blessures.

Même si l’enfant est sous la garde du Alberta Family and Child Services, ce sont les parents qui en détiennent toujours la tutelle.

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