MONTRÉAL — Deux membres du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont été arrêtés mercredi relativement à une intervention auprès d’un itinérant en 2010.

Selon un communiqué publié par la Sûreté du Québec, les deux hommes ont été libérés et reviendront en cour à une date ultérieure. Ils font face à des accusations de séquestration, de voies de fait et de menaces de mort.

Il y a huit ans, les patrouilleurs Patrick Guay et Pierre-Luc Furlotte auraient forcé Tobie-Charles Angers Levasseur à monter dans leur voiture pour l’amener à l’extérieur de l’île de Montréal. L’itinérant aurait été contraint de rentrer à Montréal par ses propres moyens.

Une première enquête interne avait eu lieu après les événements, mais elle n’avait pas donné de résultats. Une deuxième enquête a été entreprise par l’équipe d’enquête mixte, qui a pour mandat d’enquêter sur des allégations criminelles visant des policiers ou membres civils du SPVM.

Dès la reprise de l’enquête, les deux policiers ont été affectés à des tâches administratives. Ils sont maintenant suspendus avec salaire pour la durée des procédures judiciaires.

Le porte-parole du SPVM, Ian Lafrenière, a affirmé que le corps policier était «attristé» par cette affaire.

«C’est un drôle de hasard, mais nous sommes en pleine formation avec l’ensemble de nos policiers concernant le travail que nous faisons auprès des personnes vulnérables, pour savoir comment agir avec les itinérants, les membres des Premières Nations et éviter de faire du profilage, a-t-il expliqué. Alors nous sommes très peinés de ce qui est arrivé aujourd’hui.»

M. Lafrenière a précisé que les deux policiers visés avaient moins de cinq ans d’expérience au moment des faits allégués et qu’ils n’étaient pas considérés comme des employés problématiques.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!