LAVAL, Qc — Les syndicats représentant les chefs de train et les mécaniciens du Canadien Pacifique ainsi que les travailleurs affectés à l’entretien de la signalisation ont remis samedi un préavis de grève à la direction de l’entreprise.

La Conférence ferroviaire de Teamsters Canada (CFTC) et le Conseil de réseau no. 11 de la Fraternité internationale des ouvriers en électricité (FIOE) ont avisé l’entreprise qu’ils pourront déclencher la grève mardi à 22h.

Dans un communiqué publié samedi, les syndicats ont accusé le Canadien Pacifique de refuser «de négocier de façon sérieuse».

«Le CP nous offre encore ce que les travailleurs ont voté pour rejeter il y a à peine quelques heures. L’entreprise ne veut clairement pas respecter ses employés et négocier de façon sérieuse,» a déclaré le président de la CFTC, Doug Finnson.

De son côté, l’officier principal de la FIOE, Steve Martin, a déploré que le CP «n’ait pas arrêté de changer ses positions au cours des négociations et il n’y a pas vraiment d’indications qu’une entente est possible».

«Nous avons donné au Canadien Pacifique toutes les occasions raisonnables de négocier et d’éviter une grève, mais cela ne nous a menés nulle part», a-t-il ajouté.

Les deux syndicats disent s’être engagés à travailler avec les médiateurs fédéraux afin de parvenir à une entente négociée et à rester à la table de négociations au-delà de la date de déclenchement de la grève du 29 mai.

L’entreprise a indiqué qu’elle avait lancé son plan de contingence en cas d’arrêt de travail. Elle compte ralentir ses activités.

«Le CP continuera de rencontrer la CFTC et la FIOE dans l’espoir de conclure une entente dans le meilleur intérêt de toute la famille du CP, ses clients, ses actionnaires et l’ensemble de l’économie nord-américaine», a-t-elle dit par communiqué diffusé sur son site internet.

Les 3000 chefs de train et mécaniciens, qui avaient failli déclencher une grève le 21 avril dernier, mais qui devaient se prononcer sur une offre finale de l’entreprise, in extremis, viennent finalement de rejeter l’offre dans une proportion de 98,1 pour cent.

Les travailleurs affectés à l’entretien de la signalisation, eux, ont également voté à 97,2 pour cent contre l’offre finale de l’employeur.

Les points en litige sont la charge de travail, qui entraîne une importante fatigue, au point de poser des problèmes de santé et sécurité au travail, selon le syndicat des Teamsters, de même que le climat de travail — 8000 griefs ont été déposés alors que le syndicat compte 3000 membres — et les salaires.

 

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