Adrian Wyld Tony Clement. Adrian Wyld / La Presse Canadienne

OTTAWA – Le président du Conseil du Trésor, Tony Clement, a qualifié de «foutaises» les informations voulant qu’il n’aurait pas lui-même écrit ses gazouillis pendant une assemblée publique diffusée sur Internet l’année dernière.

Ce serait plutôt l’équipe de M. Clement qui avait composé la majorité des gazouillis diffusés pendant la séance de 90 minutes, selon des documents obtenus en vertu de la Loi d’accès à l’information qui ont été rendus publics cette semaine par La Presse Canadienne.

Les documents indiquent que le ministre Clement a embauché quelqu’un pour écrire ses messages de 140 caractères et moins, et même que plusieurs d’entre eux avaient été rédigés avant la séance.

«L’employé a travaillé avec des experts en la matière pour identifier les réponses aux questions avant de travailler avec M. Clement pour déterminer comment gazouiller à sa place», indiquent les documents.

Tony Clement s’est tourné vers Twitter lundi pour nier le rapport, déclarant que quiconque avait produit le document l’avait fait de manière erronée.

«C’est de la foutaise. Les documents sont faux. J’ai écrit les réponses», s’est-il objecté.

Une porte-parole du ministre a indiqué que l’employé avait été embauché pour s’assurer que les réponses du ministre soient diffusées plus rapidement, ce qui serait une pratique courante pour de tels événements.

L’assemblée virtuelle avait nécessité la rédaction de plus de 40 gazouillis à l’avance pour répondre aux questions rapidement, toujours selon le document.

En plus de M. Clement, l’employé et un modérateur, il y avait deux experts et autant de membres du personnel des communications autour de la table.

La porte-parole a indiqué que le niveau de préparation était nécessaire en raison de la nature unique de l’événement, mais que le ministre était entièrement en contrôle du déroulement de celui-ci.

«Il a dirigé toute la séance», a dit Andrea Mandel-Campbell.

«Quand vous organisez ce genre d’événement, surtout quand c’est la première fois, il faut s’assurer du bon fonctionnement et c’est pourquoi il y avait plusieurs personnes dans la salle», a-t-elle ajouté.

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