MONTRÉAL — Un jeune homme de 20 ans devra faire face à la justice relativement au meurtre de Chloé Labrie, 28 ans, survenu cette semaine à Kuujjuaq, dans le Nord-du-Québec.

Le suspect, Randy Koneak, a été arrêté mercredi par les enquêteurs des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec (SQ).

Il a comparu jeudi au palais de justice d’Amos par voie téléphonique pour être accusé de meurtre prémédité. Le dossier a été reporté pour la forme au 21 juin.

Selon la SQ, le corps de la victime portait des marques de violence quand il a été trouvé dans une résidence, dans la nuit de lundi à mardi, à la suite d’un appel au Corps de police régional Kativik (CPRK).

La jeune femme, originaire de Victoriaville, travaillait depuis quelques années dans le milieu de la santé à Kuujjuaq.

Sa disparition a bouleversé ses proches et ses collègues de travail.

Sylvie Perrotte, une technologue en imagerie médicale, a eu l’occasion de la côtoyer régulièrement à Kuujjuaq.

Elle garde d’elle le souvenir d’une femme pleine d’énergie, amoureuse de plein air, qui aimait la vie et qui était toujours là pour rendre service. «On ne peut pas imaginer que quelqu’un fasse du mal à cette personne-là qui ne ferait pas du mal à une mouche», a-t-elle déclaré en entrevue avec La Presse canadienne.

Une collègue lui a téléphoné mardi matin pour lui apprendre la triste nouvelle. «Je n’en revenais pas. Ce n’est pas (une) chose à laquelle on est confronté. Des assassinats sur des Blancs à Kuujjuaq, c’est la première fois en cinq ans (…). Un meurtre gratuit, c’est la stupéfaction. On ne comprend pas», a-t-elle dit.

Venue passer ses vacances à Montréal, Mme Perrotte dit maintenant craindre le retour à Kuujjuaq. «Même en étant à distance, j’ai des nouvelles des collègues là-bas. Je me fais un scénario dans la tête. Cela me réveille la nuit. J’ai de la difficulté à dormir», a-t-elle raconté.

Elle craint particulièrement que les relations entre les Blancs et les Inuits changent à cause de ce drame. «Il va y avoir un malaise dans le village avec les Inuits. C’est ce qui me fait le plus peur: que cela change l’atmosphère dans le village. On avait une bonne relation avec les Inuits.»

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