HALIFAX – De nombreuses petites zones de pêche qui alimentent des communautés côtières de partout sur la planète subissent un déclin prononcé, suggère une nouvelle étude qui lie leur mauvaise santé à une absence de surveillance adéquate.

Une équipe de chercheurs établis aux États-Unis s’est penchée sur plus de 2000 zones de pêche qui ne font pas l’objet d’une évaluation officielle des stocks, pour découvrir que plusieurs d’entre elles évoluaient vers un déclin à un rythme alarmant.

Chris Costello, le principal auteur de l’étude publiée jeudi, a mentionné que la recherche s’était attardée à des milliers de zones de pêche qui ne sont pas étudiées, ajoutant que seuls 250 des 10 000 zones font l’objet d’évaluations officielles.

Selon lui, la quantité de poissons des zones non-évaluées est bien moindre que dans les zones officielles.

Au dire des scientifiques, ces informations permettent d’obtenir un véritable tour d’horizon de l’industrie mondiale de la pêche, et démontrent l’importance d’évaluations fréquentes, particulièrement en ce qui concerne les pays en développement, dont les stocks de poissons sont souvent vitaux.

Des pays développés comme les États-Unis et le Canada auraient cependant eux aussi des stocks de poissons ne faisant pas l’objet d’évaluations, et se trouvant sur le bord de l’effondrement. À l’échelle mondiale, les requins seraient le type de poissons le plus mal en point.

M. Costello a soutenu que ces secteurs laissés dans l’ombre représenteraient plus de 80 pour cent des zones de pêche de la planète.

Les auteurs estiment que les quotas de pêche imposés pour favoriser l’éventuel retour à la normale des stocks de poissons fonctionnent généralement, mais bien sûr pas dans le cas des bancs n’étant pas évalués.

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