Sean Kilpatrick / La Presse Canadienne Michael Ferguson

OTTAWA — De nouveaux documents révèlent que le vérificateur général du Canada a l’intention de se pencher sur la thèse contestée du gouvernement Trudeau selon laquelle le Canada fait face à une grave pénurie d’avions de combat à réaction.

Cette thèse a été énoncée pour la première fois par les libéraux en novembre 2016, et elle était au coeur du plan du gouvernement d’acheter des chasseurs Super Hornets de Boeing, avant que cet accord ne soit sabordé l’année dernière à cause du litige Boeing-Bombardier. Ottawa a jeté ensuite son dévolu sur l’achat de chasseurs d’occasion en Australie.

Les libéraux affirment que le Canada ne possède pas suffisamment de chasseurs CF-18 pour respecter ses engagements envers l’OTAN et en même temps défendre l’Amérique du Nord. En attendant que toute la flotte de vieux CF-18 soit remplacée, par le biais d’un appel d’offres à venir, Ottawa veut acheter un certain nombre de chasseurs pour combler un «déficit de capacité».

Les partis de l’opposition et d’anciens commandants de l’armée de l’air, notamment, ont contesté ce soi-disant «déficit de capacité», et certains accusent le gouvernement de l’avoir inventé pour éviter d’acheter le chasseur furtif F-35 de Lockheed Martin. Les libéraux avaient promis en campagne électorale en 2015 de renoncer aux F-35, privilégiés par les conservateurs.

Un rapport interne obtenu par La Presse canadienne grâce à la Loi sur l’accès à l’information révèle maintenant que le vérificateur général, Michael Ferguson, se penche sur ce prétendu «déficit de capacité», dans le cadre de son examen global des chasseurs à réaction.

M. Ferguson a déjà publié un rapport accablant sur les avions de chasse en 2012, qui avait fait dérailler le plan du gouvernement conservateur de Stephen Harper d’acheter le chasseur furtif F-35 sans appel d’offres.

Le prochain rapport du vérificateur général sur les chasseurs à réaction est prévu cet automne.

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