THE CANADIAN PRESS

L’agent Robb Costello disait souvent à sa conjointe que peu importe ce qui lui arrivait au travail, il reviendrait toujours à la maison. Vendredi, le policier de Fredericton n’est pas revenu.

C’est plutôt la police qui s’est présentée chez Jackie McLean pour lui annoncer que l’homme de 45 ans faisait partie des quatre personnes tuées dans une fusillade qui a eu lieu dans un quartier résidentiel calme de la capitale du Nouveau-Brunswick.

«C’est le premier jour où il n’est pas rentré à la maison, a confié Mme McLean à La Presse canadienne. J’ai beaucoup de mal à envisager ma vie sans lui.»

Robb Costello et l’agente Sara Burns ont été les premiers à arriver sur les lieux de la fusillade, vendredi matin. Ils ont été abattus alors qu’ils se précipitaient vers deux personnes qui gisaient au sol.

Mme McLean a raconté que son conjoint, qui travaillait depuis 20 ans dans le corps de police, était parti tôt pour son quart de travail, qui commençait à 7 heures.

«Il est toujours très rapide et ponctuel, et il dit toujours que si vous n’êtes pas là assez tôt, vous êtes en retard», a relaté Mme McLean, ajoutant que son compagnon partait toujours pour le travail avec le sourire.

«Il adorait être policier et il vivait pour être policier, a-t-elle déclaré. Il est le seul policier que je connaisse qui pouvait donner une contravention à une personne, qui le remerciait ensuite.»

M. Costello avait eu deux filles dans une relation précédente, mais Mme McLean a dit qu’il était aussi un modèle pour ses propres enfants.

«Il est exceptionnel en tant que père, il est très généreux avec son temps et aimait mes enfants comme s’ils étaient les siens», a-t-elle témoigné.

«Nous étions très proches les uns des autres, nous avons passé tout notre temps libre ensemble.»

Le chef de la police, Leanne Fitch, a indiqué que le corps policier avait du mal à digérer la perte de M. Costello et Mme Burns, une mère de trois enfants âgée de 43 ans.

Sara Burns avait affirmé à un journal en 2015 qu’elle considérait son emploi comme étant exigeant.

«(Le maintien de l’ordre) est quelque chose qui, à mon avis, vous met au défi physiquement, mentalement et socialement», avait-elle soutenu en entrevue avec «The Journal Pionner».

«C’est un domaine très difficile.»

Jackie McLean a raconté que son conjoint avait prévu prendre sa retraite dans les six à sept prochaines années.

«Nous avions hâte de bâtir ces prochaines années juste nous deux, ensemble, a-t-elle dit. Je suis encore en état de choc, et je ne sais pas vraiment comment le gérer.»

Les membres de la famille sont arrivés à Fredericton de partout au Canada vendredi, selon Mme McLean. Les épouses d’autres policiers ont tendu la main pour offrir leur soutien, tandis que d’autres se sont rendues chez elle avec de la nourriture et du café, a t-elle ajouté.

Mme McLean ignore quand l’enterrement de son conjoint pourra avoir lieu, mais elle sait très bien ce qu’il voulait pour la cérémonie.

«Robb était très catégorique … que s’il lui arrivait quelque chose, il n’aurait pas de funérailles tristes, a-t-elle expliqué. Il voulait avoir une vraie veillée funèbre irlandaise et voulait faire une fête avec beaucoup de rires et de bons souvenirs.»

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