THE CANADIAN PRESS Chris Aylward et Debi Daviau

OTTAWA — Un récent sondage commandé par un syndicat suggère qu’une large majorité de vérificateurs du gouvernement fédéral croit que le régime fiscal canadien favorise injustement les plus riches au détriment de la classe moyenne.

Le sondage, mené par l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), révèle que neuf vérificateurs et autres professionnels de la fiscalité sur 10 sont d’avis que les entreprises et les citoyens plus fortunés peuvent plus facilement éviter de payer des impôts que la population moins bien nantie.

L’enquête menée auprès de plus de 1700 membres du syndicat, qui représente les fiscalistes de l’Agence du revenu du Canada, démontre également que quatre répondants sur cinq pensent que les failles et les crédits d’impôt intégrés au système profitent aux entreprises et aux riches.

Quelque 84 pour cent des personnes interrogées par Internet, dans le cadre de l’enquête interne, ont déclaré qu’en appliquant fermement les lois fiscales en vigueur, le gouvernement pourrait hausser ses recettes fiscales sans avoir à augmenter les impôts.

Le sondage anonyme a été envoyé par voie électronique à près de 11 600 membres de l’Institut professionnel de la fonction publique travaillant à l’agence du revenu entre le 20 février et le 6 mars.

Ces conclusions montrent les difficultés rencontrées par les vérificateurs fiscaux pour s’assurer que le système fiscal canadien «reste équitable face aux paradis fiscaux et autres systèmes d’évitement fiscal», a commenté la présidente de l’IPFPC, Debi Daviau.

Mme Daviau veut se servir de ces informations pour faire pression sur le gouvernement Trudeau pour financer davantage les activités de l’Agence du revenu du Canada.

Selon le syndicat, l’agence continue de se débrouiller malgré un manque à gagner de 500 millions $ dans son budget par rapport à son financement de 2012.

Un porte-parole de l’ARC a répondu que le gouvernement libéral tente de reconstruire l’agence depuis trois ans et qu’il concentre ses ressources «pour cibler les secteurs à haut risque».

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