BROOKS, Alta. – Le syndicat représentant les travailleurs de l’abattoir albertain XL Foodsdevenu la cible des projecteurs récemment en raison d’une infection à la bactérie E.coli espère que le nouveau propriétaire de l’usine procèdera à un grand ménage.

Le président de la section locale du syndicat, Doug O’Halloran, a été acclamé par les travailleurs lors d’un point de presse, jeudi, alors qu’il a déclaré que les gens qui ont exploité l’usine Lakeside de XL Foods dernièrement — baptisés les chapeaux noirs d’après la couleur de leur couvre-chef —, avaient besoin d’être remplacés.

«Certains gestionnaires doivent partir, a déclaré M. O’Halloran. Les travailleurs portent les chapeaux jaunes. Les chapeaux noirs se prennent pour des dieux. Nous souhaitons tous que les chapeaux noirs se fassent montrer la sortie, parce qu’ils constituent le problème.»

JBS USA, filiale d’une société brésilienne et transformateur de protéines animales aux États-Unis et en Australie, a annoncé mercredi qu’elle assumera la gestion de l’usine XL Foods de Brooks. La société du Colorado soutient que cette entente lui assure également une option exclusive d’achat des activités canadiennes et américaines de XL Foods.

M. O’Halloran se dit optimiste face à la venue de JBS, rappelant du même souffle que la société a développé une expertise dans le domaine de la salubrité alimentaire, et qu’elle devrait aider XL Foods dans sa reconquête du marché américain.

JBS USA exploite huit usines de transformation de boeuf aux États-Unis, et tous ses employés sont représentés par le Syndicat des travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC).

«Nous croyons que c’est une situation positive», a lancé M. O’Halloran.

«Nous accueillons cette annonce avec prudence. JBS devra prouver qu’elle peut faire fonctionner l’usine. Et pour ce faire, elle devra tendre la main aux travailleurs.»

JBS souhaite maintenant affecter dès que possible une équipe à l’usine de Brooks afin d’établir un lien avec le syndicat et la population.

L’entreprise souhaite aussi travailler en équipe afin de refaire la réputation de ces installations.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments examine actuellement la manière dont l’usine applique les procédures en lien avec l’infection à l’E.coli, afin de déterminer la date de sa réouverture. Les installations ont été fermées le 27 septembre dernier, lorsque de la viande avariée a été liée à l’empoisonnement alimentaire de 15 personnes au Canada. Un important et coûteux rappel de viande a été effectué.

JBS a elle aussi déjà fait face à des problèmes liés à la bactérie E. coli. En 2009, notamment, 172 000 kilos de boeuf avaient fait l’objet d’un rappel aux États-Unis après que 17 personnes eurent été malades après en avoir consommé.

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