OTTAWA – Au lendemain de manifestations réclamant de meilleures conditions pour les détenues, une femme qui avait accouché prématurément d’un garçon dans une cellule d’isolement du Centre de détention d’Ottawa-Carleton a été mise en liberté sous caution, jeudi.

Des manifestantes s’étaient rassemblées mercredi à l’extérieur du bureau de la ministre ontarienne des Services correctionnels, Madeleine Meilleur, afin d’attirer l’attention sur la vie des femmes derrière les barreaux. Elles avaient demandé une enquête sur l’histoire de Julie Bilotta, qui aurait crié pendant des heures sans que le personnel de la prison n’intervienne.

La jeune femme de 26 ans a accouché dans sa cellule le 29 septembre dernier, sans l’aide d’un médecin.

Son avocat, Don Johnson, a indiqué que Mme Bilotta a été libérée après avoir remis une caution de 10 000 $ et accepté certaines conditions, notamment celle d’habiter dans une maison dirigée par la Société Elizabeth Fry, qui accompagne les femmes faisant face à la justice.

Tout contact avec son coaccusé est également interdit en raison des accusations en lien avec la drogue auxquelles elle fait face.

Un groupe se présentant comme la Coalition pour la justice «Mother and Baby» soutient que l’histoire de Mme Bilotta n’est pas un incident isolé. À l’inverse, la ministre Meilleur assure qu’il s’agit d’un cas d’exception.

Une enquête est en cours afin d’examiner les raisons pour lesquelles Mme Bilotta n’a pas été transportée à l’hôpital afin d’obtenir les soins d’un médecin.

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