Sean Kilpatrick Sean Kilpatrick / La Presse Canadienne

OTTAWA — Les essais de prototypes pour remplacer le système de rémunération problématique du gouvernement fédéral commenceront dans quelques semaines. Il n’y a toutefois pas encore de date fixée pour le lancement complet d’un nouveau logiciel, a déclaré mercredi le ministre chargé de trouver une solution de rechange à Phénix.

Le président du Conseil du Trésor, Scott Brison, a déclaré qu’il espérait avoir une meilleure idée d’ici le début de 2019 du nouveau système de paye qui sera utilisé.

Mais le gouvernement ne veut pas répéter les erreurs du passé en procédant au remplacement trop rapidement, a ajouté M. Brison lors d’une conférence de presse à Ottawa, mercredi.

Tout nouveau système qui remplacera Phoenix devra être entièrement testé et les employés devront être correctement formés pour le faire fonctionner avant son lancement officiel, a-t-il précisé.

L’un des plus grands syndicats fédéraux de la fonction publique, l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada, a demandé au gouvernement d’accélérer ses efforts pour trouver des solutions de rechange à Phénix. Les libéraux ont prévu 16 millions $ à cet effet dans leur plus récent budget.

Phénix a causé d’énormes complications à plus de la moitié des fonctionnaires fédéraux du pays, qui ont été surpayés, sous-payés ou pas payés du tout.

M. Brison a dit ignorer combien coûtera le nouveau système de paye.

Selon les estimations, Phénix aura coûté plus d’un milliard de dollars aux contribuables, ce qui comprend le démarrage initial du système et les mesures adoptées depuis pour tenter de résoudre ses problèmes.

Le gouvernement libéral continue d’être empêtré dans l’imbroglio causé par Phénix. Le Centre des services de paye de la fonction publique de Miramichi, au Nouveau-Brunswick, comptait 313 000 fichiers de paye en surplus de sa charge de travail normale en date de 22 août, selon les derniers chiffres disponibles. Le mois précédent, on en dénombrait 316 000.

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