Susan Walsh / The Associated Press Le général Joseph Dunford

HALIFAX — Des centaines d’experts en matière de défense et de sécurité de partout dans le monde seront réunis à Halifax cette fin de semaine pour discuter de toutes sortes d’enjeux, de l’espionnage au terrorisme en passant par l’ingérence de la Russie et la menace de la Corée du Nord envers l’ordre mondial.

Les discussions de haut niveau vont se dérouler dans le cadre de deux congrès distincts organisés simultanément dans la ville portuaire: l’Assemblée parlementaire de l’OTAN et le Forum sur la sécurité internationale de Halifax.

L’un des moments attendus du forum sur la sécurité est une réunion officielle prévue samedi avec le général Joseph Dunford, président de l’Instance collégiale des chefs d’état-major, soit l’officier le plus haut gradé des États-Unis et un conseiller du président Donald Trump.

Peter Van Praagh, président du Forum sur la sécurité internationale de Halifax, affirme que le Canada compte peut-être un faible poids démographique, mais qu’il pèse bien plus lourd en matière d’affaires internationales.

«Le Canada exerce son influence en contribuant à rendre le monde plus sûr en intégrant les idées canadiennes dans le monde», a déclaré M. Van Praagh en entrevue jeudi.

Le forum, qui célèbre son dixième anniversaire à Halifax, devrait attirer quelque 300 délégués, dont des diplomates, des universitaires, des sénateurs américains, des chefs d’entreprise, des militaires et des analystes de la sécurité.

«Le forum est devenu non seulement un événement canadien, mais également un véritable rendez-vous mondial. Et il s’agit du seul événement de sécurité au monde qui parle de démocratie et de protection de la démocratie», souligne son président.

«Donc, les Russes ne sont pas ici, les Chinois ne sont pas ici, les Iraniens ne sont pas là. Cela signifie que lorsque les Américains ou les Canadiens entrent, ils n’ont pas à adopter une position défensive ou offensive. Nous sommes entre pays qui partagent les mêmes idéologies.»

L’une des séances plénières de samedi s’intitule: «La faim de Pékin, les Gremlins du Kremlin: les ennemis de la liberté».

Le chef d’état-major de la Défense du Canada Jonathan Vance, le ministre canadien de la Défense nationale Harjit Sajjan, le secrétaire américain de la Marine Richard Spencer et la secrétaire générale adjointe de l’OTAN Rose Gottemoeller vont participer au congrès.

De plus, l’événement va offrir aux délégués une rencontre informelle avec Raed Al Saleh, cofondateur de la Défense civile syrienne, un groupe de secouristes bénévoles mieux connus sous le nom des Casques blancs.

«Ils ont sauvé un nombre incalculable de gens», mentionne Peter Van Praagh. «Il est important que les décideurs canadiens et américains entendent de vive voix les horreurs qui se produisent.»

Il y aura plus de 20 séances de discussion non officielles, offrant aux délégués une occasion d’échanger dans un cadre plus informel.

Au même moment, l’Assemblée parlementaire de l’OTAN va rassembler des responsables politiques de ses 29 pays membres, ainsi que des délégués de pays partenaires, afin de débattre d’enjeux de sécurité internationaux.

La conférence de l’OTAN devrait rédiger des résolutions traitant de plusieurs dossiers critiques, dont l’ingérence de la Russie dans les élections démocratiques et comment les terroristes utilisent des messages cryptés sur le «dark web».

Selon M. Van Praagh, certains délégués du congrès de l’OTAN, qui attend environ 600 personnalités politiques, ont manifesté leur intérêt pour le forum sur la sécurité qui se déroulera tout près.

«Ce n’est pas un hasard s’ils sont ici le même week-end», assure-t-il.

«Cette Assemblée parlementaire de l’OTAN a choisi Halifax ce week-end précisément en raison des gens qui seront au Forum sur la sécurité internationale de Halifax. Certains de nos experts et conférenciers iront informer et discuter avec les législateurs puisqu’ils sont à Halifax».

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