Adrian Wyld/La Presse canadienne

OTTAWA — L’armée canadienne veut tourner la page sur son unité souvent critiquée pour les soldats malades et blessés, y compris ceux souffrant de traumatismes psychologiques, dans la mesure où elle promet de mieux prendre soin du personnel à sa sortie des Forces.

Au cours d’une cérémonie militaire lundi, l’Unité interarmées de soutien du personnel a été intégrée dans une nouvelle unité de transition qui devrait résoudre, selon la direction, certains des problèmes les plus pressants en matière de ressources humaines.

L’unité de transition fournira un soutien et des services aux membres des Forces armées aux prises avec des blessures physiques et psychologiques pour leur permettre de retourner au travail — ou de commencer le processus de retour à la vie civile, souvent difficile au plan émotif.

L’ancienne unité de soutien avait été créée à cette fin pendant la guerre en Afghanistan, mais elle souffrait d’une pénurie de personnel, de formations insuffisantes et d’un roulement fréquent d’officiers supérieurs.

Il en a résulté une litanie de plaintes et un manque apparent d’assistance aux militaires ayant besoin de services — en particulier parce que la majorité de ceux qui ont été envoyés à l’unité en sont venus à quitter l’armée à cause de leurs blessures plutôt que d’être guéris.

L’un d’entre eux était le caporal à la retraite Lionel Desmond, un ancien vétéran de l’Afghanistan qui a tué par balle sa mère Brenda, sa femme Shanna et leur fille Aaliyah, âgée de 10 ans, dans leur maison rurale située en Nouvelle-Écosse en janvier 2017.

La décision d’intégrer l’ancienne unité de soutien dans la nouvelle unité de transition s’apparente à un remaniement des services existants, puisque les soldats pourront toujours demander de l’aide dans 24 centres préexistants situés sur des bases importantes et dans huit bureaux satellites dans les communautés.

Toutefois, les commandants militaires ont promis que la nouvelle unité de transition contribuerait à garantir qu’aucun des quelque 10 000 membres des services qui quittent les Forces chaque année ne tombe dans les mailles du filet, ce qui a constitué un grave problème dans le passé.

Ces brèches ont été mises en cause dans la hausse du nombre d’anciens combattants sans abri et dans certains suicides qui ont secoué l’armée au cours des dernières années.

De nouveaux sites web, de la formation et du matériel visant à faciliter le passage à la vie civile seront immédiatement mis en place, tandis qu’un projet pilote sera lancé à la base des Forces canadiennes de Borden, en Ontario, pour évaluer des améliorations futures.

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