Jonathan Nackstrand/AFP

Le partenariat entre Facebook et les journalistes vérificateurs bat de l’aile. Certains des partenaires se plaignent du manque de transparence de la plateforme, qui les empêche d’évaluer l’impact de leur travail.

Instauré en décembre 2016, dans la foulée de la vague de fausses nouvelles lors des élections américaines, ce partenariat vise à donner à un certain nombre de médias reconnus – PolitiFact, Snopes, l’Associated Press, l’Agence France-Presse, etc. – le pouvoir de vérifier une nouvelle douteuse et de lui accoler une alerte si la vérification démontre que l’information est fausse. En théorie, ce système est censé faire remonter dans l’algorithme les médias les plus fiables et limiter le partage de fausses nouvelles. Dès l’automne 2017 toutefois, certains des journalistes s’étaient plaints de leur incapacité à avoir accès aux données pertinentes pour évaluer l’efficacité de ce travail. Dans un reportage publié jeudi par le quotidien The Guardian, certains tapent à nouveau sur ce clou: « D’actuels et anciens vérificateurs de faits de Facebook ont déclaré que la plateforme avait produit des résultats minimaux et qu’ils avaient perdu confiance dans Facebook, qui a systématiquement refusé de dévoiler des données utiles sur l’impact de leur travail. »

En réponse, la direction de Facebook a rappelé que ces médias «accrédités» sont maintenant une quarantaine dans 24 pays, et a renvoyé vers une étude, parue en octobre, qui affirme que les fausses nouvelles sur sa plateforme «sont en diminution».

L’International Fact-Checking Network, l’organisme qui accorde l’étiquette de «média accrédité», a également réagi vendredi, dans un article où son journaliste a rejoint anonymement 19 de ces médias vérificateurs, pour qui le bilan semble globalement positif.

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