Jeff McIntosh / La Presse Canadienne

TORONTO – Le ministre canadien des Ressources naturelles, Joe Oliver, a affirmé lundi que le secteur privé disposait de suffisamment d’argent pour assurer le développement des sables bitumineux.

M. Oliver a fait ces commentaires après qu’Ottawa eut annoncé que les entreprises publiques étrangères intéressées à racheter de grandes entreprises canadiennes, particulièrement dans le secteur des sables bitumineux, seraient dorénavant soumises à un examen plus minutieux.

Le gouvernement fédéral a approuvé vendredi les rachats de Nexen (TSX:NXY), dont le siège social est à Calgary, et de Progress Energy Resources (TSX:PRQ).

Le titre de Nexen a bondi lundi de 13,53 pour cent à 26,44 $ tandis que celui de Progress a grimpé de 13,3 pour cent à 21,96 $.

Certaines sociétés oeuvrant dans les sables bitumineux ont vu leur action reculer lundi, compte tenu que les investisseurs ne voient plus en elles le potentiel d’être rachetées par une société étrangère.

Mais les déclins ont été relativement faibles. Par exemple, le titre de Meg Energy (TSX:MEG) a cédé 1,07 $, soit 3,1 pour cent, à 33,65 $, tandis que celui d’Athabasca Oil (TSX:ATH) a abandonné 25 cents à 10,00 $ et que celui de Canadian Oil Sands (TSX:COS) a rendu 22 cents à 19,78 $.

Après un discours aux membres de l’Association canadienne des producteurs pétroliers, le ministre Oliver a fait valoir que les nouvelles règles ne nuiraient pas au développement des sables bitumineux, puisqu’il y a selon lui une énorme quantité de capital disponible sur le marché international, de même que beaucoup d’argent à l’intérieur du pays.

M. Oliver a ajouté que le secteur des sables bitumineux avait été développé principalement par le secteur privé et qu’il y restait encore «plein» d’argent disponible pour des investissements.

Avec ses nouvelles règles, le gouvernement n’empêchera pas les entreprises d’État étrangères d’investir dans les sables bitumineux, puisqu’elles peuvent prendre une participation minoritaire dans des coentreprises, précisé le ministre.

La société China National Offshore Oil Co. (CNOOC) a lancé une offre amicale de 15,1 milliards $ pour Nexen et son projet de sables bitumineux Long Lake en juillet en fournissant une série de garanties au gouvernement canadien sur la création d’emplois, l’emplacement du siège social et la gouvernance de l’entreprise.

Le ministre de l’Industrie Christian Paradis a indiqué qu’il était satisfait de la transaction et qu’elle offrait un avantage net au Canada.

M. Oliver a souligné lundi que ce concept d’«avantage net» ne pouvait pas être précisément défini.

«Il doit y avoir un élément de flexibilité. Nous en sommes venus à la conclusion que l’on peut mettre en place une série de règles, mais on doit laisser de la flexibilité au ministre», a-t-il dit.

«Les gens comprennent intuitivement que le pays doit être avantagé par l’acquisition», a-t-il souligné.

L’offre de six milliards de la malaisienne Petronas pour Progress Energy, qui développe des projets de gaz naturel dans le nord-est de la Colombie-Britannique, avait d’abord été rejeté par le gouvernement fédéral et l’entreprise lui a plus tard soumis une proposition révisée.

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