Jeff McIntosh Jeff McIntosh / La Presse Canadienne

OTTAWA – Le gouvernement fédéral avait annoncé en février dernier, avec tambours et trompettes, un système amélioré de surveillance environnemental afin de répondre aux détracteurs de l’exploitation des sables bitumineux.

Un an après que le gouvernement de l’Alberta et Ottawa eurent annoncé qu’ils mettaient de côté leurs différends afin d’augmenter la surveillance de l’eau, de l’air, du sol et de la biodiversité dans la région des sables bitumineux, aucun résultat tangible n’a été divulgué.

Les conservateurs s’efforcent de redorer leur blason en matière d’environnement, tout particulièrement en ce qui a trait à l’exploitation des sables bitumineux, qui fait l’objet d’une attention accrue depuis quelques semaines.

Non seulement le Commissaire fédéral à l’environnement l’a-t-il publiquement critiquée, mais en plus, le président américain Barack Obama a annoncé depuis sa réélection que l’environnement serait un dossier important au cours de son deuxième mandat.

L’un des éléments clés de la crédibilité environnementale du Canada est justement son plan de surveillance des sables bitumineux. Mais en raison de négociations entre les gouvernements fédéral et provincial sur des questions techniques, les résultats se font attendre.

«Nous ne sommes pas encore à l’étape où nous pouvons rendre publiques les données et dire: ‘Voici ce que nous avons en ce moment’», a expliqué Karen Dodds, sous-ministre adjointe de la direction générale des sciences et de la technologie d’Environnement Canada. Mais ce moment approche, a-t-elle soutenu.

Les scientifiques du fédéral et du provincial surveillent déjà de façon beaucoup plus étroite les réseaux d’aqueduc à proximité des sites d’exploitation des sables bitumineux. Ils ont également mis à profit des études réalisées précédemment sur la qualité de l’air. Sur le front de la biodiversité, ils ont commencé à surveiller des espèces en particulier.

«Somme toute, sur le terrain, les efforts sont beaucoup plus importants», a affirmé en entrevue Mme Dodds.

Malgré tout, la promesse du gouvernement fédéral de publier les données scientifiques n’a pas encore été remplie. On s’attendait à ce que les informations commencent à affluer à la fin de l’année 2012.

«Nous rendrons le système extrêmement transparent. Nous nous assurerons que les données scientifiques recueillies (…) soient disponibles pour le public», avait annoncé l’an dernier le ministre de l’Environnement, Peter Kent, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue albertaine, Diana McQueen.

Selon Karen Dodds, les résultats seront dévoilés dès que l’Alberta, Ottawa et cinq organisations régionales s’entendront sur la façon de s’assurer que les données sont fiables et comparables.

Car tous les joueurs impliqués doivent s’entendre sur la manière dont les données seront présentées afin de mettre en place des normes pour le futur et instaurer des façons de croiser les données.

«Nous n’en sommes pas encore là», a résumé Mme Dodds. Pourquoi? «C’est une question de temps et d’efforts. En Alberta et à mon bureau, nous travaillons là-dessus sans relâche.»

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