Adrian Wyld / La Presse Canadienne Patrick Brazeau

OTTAWA – Le sénateur Patrick Brazeau a plaidé non-coupable aux accusations de voies de fait simples et d’agression sexuelle qui ont été portées contre lui.

Le dossier de la Cour supérieure indique que ces plaidoyers ont été entrés le jour de sa première comparution au Palais de justice de Gatineau, le 8 février, au lendemain de son arrestation.

Il avait été libéré sous conditions le jour même, après avoir versé une caution de 1000 $. Les conditions prévoient qu’il ne doit pas communiquer avec la présumée victime, ne doit pas posséder d’arme à feu et est tenu de garder la paix.

Son arrestation, le 7 février, est survenue un jour seulement après qu’un comité du Sénat eut annoncé avoir embauché des inspecteurs indépendants pour examiner les réclamations de dépenses de logement de M. Brazeau et de deux autres sénateurs.

Le mandat policier détaille désormais les allégations portées par une femme se trouvant dans la maison du sénateur. Selon elle, M. Brazeau l’aurait frappée, étouffée, et aurait arraché ses pantalons, avant de la pousser en bas d’un escalier, brisant la rampe dans la foulée.

La plaignante allègue également que M. Brazeau lui aurait saisi un sein et une autre zone du corps de façon agressive, en plus de la traiter de noms vulgaires en français et en anglais, de lui cracher au visage et de déchirer un soutien-gorge et une blouse qu’elle tentait de mettre dans une valise.

Le mandat visait à trouver le soutien-gorge et la blouse en question, ainsi qu’un bouton qui a été arraché du pantalon de la plaignante, alors que la fermeture éclair se brisait.

Aucune de ces allégations n’a été prouvée en cour.

L’accusation d’agression sexuelle peut entraîner une peine maximale de 18 mois de prison, et celle de voies de fait une peine maximale de six mois. L’identité de la victime est protégée par un ordre de la cour.

Le sénateur siège dorénavant comme indépendant — Stephen Harper l’ayant expulsé du caucus conservateur le jour même où il a été accusé — et il doit retourner en Cour le 22 mars.

Il ne peut plus siéger au Sénat en attendant la fin des procédures, mais il continuera d’empocher son salaire. La Chambre haute a aussi voté pour qu’il soit privé de certaines ressources du Sénat.

M. Brazeau est le plus jeune des 105 sénateurs siégeant actuellement à la Chambre haute. Depuis sa nomination en 2009, il a fait l’objet de nombreuses controverses sur la colline parlementaire à Ottawa.

Les allocations de logement qu’il a réclamées sont notamment scrutées par le Sénat, après que des allégations aient fait surface à l’effet qu’il n’y avait pas droit.

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