Québec travaille à l’élaboration d’une stratégie de protection du patrimoine religieux. C’est ce qu’a annoncé mercredi, la ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre.

«Ce n’est pas parce que nous ne pratiquons pas la religion que la sauvegarde du patrimoine religieux n’est pas important», a déclaré Mme St-Pierre, qui dévoilait pour l’occasion le montant de la rallonge budgétaire prévue pour les travaux de rénovation des lieux de culte pour la prochaine année.

La rallonge de 2,5 M$ annoncée mercredi porte à 16 M$ les sommes allouées par le gouvernement à la rénovation du patrimoine religieux au Québec pour l’année.

«Cela permettra de réaliser en tout une centaine de projets», s’est félicité le président du Conseil du patrimoine religieux du Québec, Michel Lavoie, qui rappelle que le milieu fournira 30% des sommes complémentaires.

Mais rénover ne sera pas suffisant pour sauver le patrimoine religieux. «Il s’agit aussi de trouver une nouvelle vocation aux couvents et à leurs archives, au mobilier religieux et aux diverses collections d’objets», explique Gérald Grandmont, un ancien fonctionnaire qui doit accompagner le ministère dans sa réflexion stratégique.

M. Grandmont étudie actuellement les meilleures pratiques dans ce domaine, que ce soit à l’étranger ou ici. Ainsi, à Drummondville, une ancienne église a été rachetée par une entreprise de pompes funèbres. À Magog, un lieu de culte accueille désormais la bibliothèque municipale, alors qu’à Trois-Rivières, une partie de l’église Saint-James sera reconvertie en centre culturel.

La stratégie de sauvegarde devrait être connue au courant de l’année 2013.

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