OTTAWA – D’anciens soldats canadiens démis pour des raisons médicales se sont vus refuser des prestations parce que les critères plus sévères qu’utilisent le ministère des Anciens combattants dans son évaluation donneraient lieu à des injustices, selon l’ombudsman du ministère de la Défense.

Lors d’un passage devant un comité sénatorial, mercredi, Pierre Daigle a expliqué que plusieurs ex-soldats avaient dû se battre pour prouver que les circonstances qui avaient mené à leur inaptitude au service militaire étaient le résultat direct de leur ancien travail.

Une fois leur congé obtenu des Forces armées canadiennes, le ministère des Anciens combattants exige que les anciens militaires blessés et malades se soumettent à une évaluation distincte et ce, peu importe l’examen qui aura pu être fait au sein du ministère de la Défense.

Les ex-soldats s’engagent alors dans un labyrinthe bureaucratique qui débouche bien souvent sur le rejet de leur demande de prestations.

Un ancien soldat a confié à M. Daigle que le processus lui avait «donné l’impression d’être poussé au bord d’un précipice».

Selon lui, il s’agit «d’injustices» qui doivent être réglées le plus rapidement possible.

Nicholas Bergamini, un porte-parole du ministre des Anciens combattants Julian Fantino, a défendu la politique ministérielle en énumérant la liste des prestations que pouvaient toucher les ex-soldats. Il a aussi souligné que le gouvernement fédéral avait déposé un projet de loi pour permettre aux vétérans d’accéder à des emplois au sein de la fonction publique.

Selon M. Daigle, qui terminera son mandat d’ici quelques semaines, 90 pour cent des soldats qui sont référés aux unités de soutien de la défense — à qui ils doivent s’adresser pour obtenir de l’aide —, repartent les mains vides. Plusieurs d’entre eux peinent non seulement à toucher des prestations mais sont aussi éjectés avant même de pouvoir se qualifier pour une pension pleinement indexée, a-t-il déploré.

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