Yves Provencher/Métro

Les groupes de défense des itinérants mettent de la pression sur Québec pour qu’il adopte rapidement sa Politique nationale en itinérance. «On craint qu’en cas de déclenchement des élections, son adoption soit une nouvelle fois repoussée», indique Anne Bonnefont, coordonnatrice du Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec (RSIQ).

Selon plusieurs rumeurs, la première ministre Pauline Marois annoncerait, deux semaines après la présentation de son budget, jeudi, le déclenchement d’élections, ce qui retarderait plusieurs dossiers.

Les organismes d’aide aux itinérants demandent l’instauration d’une politique nationale depuis 2006. Depuis un an, des travaux et des consultations ont été entamés. Le document final chemine depuis entre la dizaine de ministères concernés.

«L’intérêt d’une telle politique, c’est qu’elle implique tous les acteurs concernés en amont. Que ce soit au niveau du revenu, de l’éducation, de la formation professionnelle ou de l’accès aux soins. Comme elle liera aussi les futurs gouvernements, elle permettra d’agir à long terme», ajoute Mme Bonnefont.

Au cabinet de la ministre déléguée aux Services sociaux, Véronique Hivon, on répète que le dévoilement de cette politique est toujours planifié d’ici la fin du mois de février. Son attachée de presse, Laurie Comtois, précise toutefois que l’annonce de la politique n’ayant pas le même statut qu’un projet de Loi, son lancement pourrait se faire après la fin des travaux parlementaires.

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