Une nouvelle approche pour lutter contre le décrochage scolaire est présentée dans un documentaire, diffusé dès la semaine prochaine sur les ondes de RDI.

Le documentaire en six épisodes Les persévérants présente neuf adolescents à risque de décrochage scolaire encadrés pendant 13 semaines par une équipe favorisant la «santé globale» pour les aider à se motiver.

«Habituellement, au sein d’une école, il y a différents intervenants: l’un va favoriser l’alimentation, l’autre l’activité physique, l’autre la performance académique. Mais comme intervenant, inciter les jeunes à voir leur santé comme un tout, en groupe, à voir que chaque élément aura un effet sur l’autre, ça se voit moins souvent», explique Dre Lysanne Goyer, psychologue de la santé, qui a encadré les jeunes du documentaire.

Les neuf jeunes protagonistes sont plongés dans un «laboratoire d’aide» où, à raison de deux à trois heures par semaine, ils rencontrent des experts différents, dont une psychologue, un spécialiste en médecine préventive, un entraîneur, une nutritionniste et une orthopédagogue. Ensemble, ils abordent des thèmes comme la gestion du stress, la responsabilisation, la motivation, l’estime de soi et les effets de l’activité physique sur leur mémoire et leur performance.

«C’est un laboratoire, une expérience. Ce sont les conditions parfaites, mais nous n’avons pas l’expertise pour les reproduire dans le milieu scolaire.», avoue Lynn Vézina, professeure associée au projet, qui reconnaît que peu de jeunes peuvent avoir autant d’encadrement à l’extérieur des cours.

«C’est ce qui serait souhaitable dans un monde idéal parce que ça permet de prévenir le décrochage. Mais est-ce qu’on peut imaginer donner tout ça pour chaque adolescent? Pas vraiment, parce que c’est beaucoup de ressources qui sont investies», ajoute Dre Goyer.

La psychologue estime que cette expérience est d’abord un message aux parents et aux adolescents pour leur faire réaliser ce qu’ils peuvent ajouter à leur mode de vie. «Ça permet de comprendre l’importance de la responsabilisation et de l’estime de soi, et les effets de chacun de nos gestes quotidiens comme l’alimentation et l’activité physique sur la réussite scolaire», ajoute la psychologue.

Bien que ce laboratoire présente des conditions d’encadrement que peu d’adolescents peuvent obtenir, les conclusions de l’expérience pourraient lancer un débat, croit l’intervenante. «Ça permet d’approfondir la réflexion pour se demander s’il y a des moyens qu’on peut développer pour améliorer l’encadrement des adolescents», avance-t-elle.

De fait, la méthode fait ses preuves. L’équipe a pu observer une amélioration des performances scolaires des jeunes participants à la suite de cette expérience. «L’une des participantes avait beaucoup de difficultés en mathématiques. J’ai parlé à son professeur la semaine dernière et il m’a dit, avec bonheur, qu’elle a réussi à passer son semestre dans cette matière. On voit qu’ils sont plus engagés et motivés», affirme Mme Vézina.

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