The Canadian Press Le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney

OTTAWA – Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Steven Blaney, blâme l’orientation politique du gouvernement Marois pour la lenteur d’Ottawa dans le dossier des zones d’exclusion aérienne au-dessus des prisons.

En annonçant jeudi qu’il avait contacté son homologue québécoise, Lise Thériault, «pour discuter des moyens d’améliorer la sécurité des établissements carcéraux», le ministre Blaney a dit que la communication était maintenant possible parce que le gouvernement à Québec n’est pas «séparatiste».

Le week-end dernier, trois détenus d’Orsainville se sont évadés en hélicoptère.

On a appris, cette semaine, que c’est seulement sept mois après une évasion semblable, à Saint-Jérôme, en mars 2013, que le gouvernement Marois a demandé à Ottawa des zones d’exclusion aérienne. Ottawa a mis six mois pour répondre à cette demande par une lettre réclamant des précisions.

Aux Communes, l’opposition s’est emparée de cette affaire pour reprocher au gouvernement Harper ces six mois d’attente.

«Si le gouvernement séparatiste antérieur avait été si pressé d’agir, pourquoi ils ont attendu sept mois pour envoyer une lettre au gouvernement canadien», a rétorqué le ministre Blaney à une question d’une députée néo-démocrate.

Lorsqu’un député libéral a, à son tour, fait des reproches au gouvernement, le ministre Blaney a rappelé que le jour-même il a parlé avec la ministre Thériault.

«Et la communication était très bonne. (…). Pourquoi? Parce qu’on a un gouvernement à Québec qui veille à la sécurité des citoyens, un gouvernement qui est fier que le Québec fasse partie du Canada», a-t-il dit.

«M. Blaney, c’est un grand rigolo», s’est d’abord moqué le député bloquiste Jean-François Fortin, à sa sortie des Communes, avant d’accuser le ministre de faire preuve «de peu de respect pour une demande formelle d’un gouvernement».

De toute manière, le ministre Blaney ne semble pas trop croire en l’utilité des interdictions de vol au-dessus des prisons.

À la députée Rosane Doré Lefebvre qui lui demandait pourquoi Ottawa n’a accordé qu’une zone d’exclusion aérienne temporaire et seulement à Orsainville, le ministre de la Sécurité publique a servi l’argument suivant: «il faut être conscient qu’une ligne imaginaire, ce n’est pas nécessairement ce qui va empêcher des criminels aguerris d’enfreindre la loi».

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