Mathias Marchal/Métro Le centre de dépôt temporaire sous le pont Jacques-Cartier reviendra cet été

L’abolition de la consigne pour canettes en aluminium et boissons gazeuses pourrait sonner le glas d’une source de revenus pour 1000 valoristes montréalais.

C’est notamment ce que clame le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED) qui a publié récemment le guide Pro-consigne.

Selon Alice Carvalho, porte-parole du FCQGED, la consigne qui s’autofinance permet notamment de respecter le principe du pollueur-payeur, tout en obtenant un meilleur taux de recyclage qui représente l’équivalent de 7326 voitures en moins sur la route.

Un chiffre que contredit bacs+, un regroupement d’entreprises qui militent pour l’abolition de la consigne au profit de la collecte sélective. «La consigne, ça coûte cher pour les consommateurs et ça multiplie les émissions de GES liées au transport. Dans un contexte, où les Québécois déposent de plus en plus leurs bouteilles et leurs canettes consignées dans leur bac de récupération, la consigne publique a-t-elle encore sa raison d’être», se questionne Carole Grenier, porte-parole de bacs+.

Selon les calculs de l’Association des détaillants en alimentation du Québec, la gestion de la consigne coûte 1000$ à 2000$ par mois aux commerces. D’un autre côté, «elle peut rapporter de 10$ à 30$ par jour aux 1000 valoristes montréalais qui sillonnent les rues à la recherche de contenants vides», estime Marica Tagliero qui pilote Les Valoristes, un projet pilote de dépôt de contenants consignés qui rembourse la valeur de la consigne.

«Depuis la mi-juin, on a reçu plus de 210 000 contenants provenant d’environ 200 personnes différentes. Ça les garde productifs et actifs tout en contribuant aux résultats de la ville», explique-t-elle. Ces derniers y trouvent une forme de revenu, entre 10$ à 30$ par jour.

Le gouvernement fera connaître cet hiver les résultats de l’étude qui compare les avantages et les défis de la consigne et de la collecte sélective. Plusieurs scénarios sont étudiés de l’extension de la consigne publique jusqu’à son abolition.

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