VANCOUVER – Trois policiers haut gradés ont estimé qu’il n’était pas nécessaire d’indiquer au public que des femmes disparaissaient du quartier Downtown Eastside de Vancouver à la fin des années 1990, bien qu’ils aient admis, avec du recul, qu’il n’y aurait pas eu de mal à suggérer qu’un tueur en série était à l’oeuvre.

La police de Vancouver a reçu un premier tuyau à l’été 1998 selon lequel Robert Pickton pouvait emmener des prostituées de Vancouver et les tuer sur sa ferme porcine de Port Coquitlam, en Colombie-Britannique.

Un civil qui était le seul membre permanent de l’unité des personnes disparues avait également souligné à plusieurs reprises, entre le début et le milieu des années 1990, que de nombreuses prostituées disparaissaient des rues de la ville, et qu’il n’y avait pas assez de ressources pour gérer les dossiers.

Aucun geste n’a cependant été posé puisque la police n’avait «aucun motif précis» d’alerter la communauté, a expliqué mardi le sergent en charge de l’unité à l’époque. Le policier témoignait dans le cadre d’une enquête visant à déterminer pourquoi le tueur n’a pas été arrêté plus tôt.

Environ 19 femmes sont disparues en lien avec la ferme de Pickton, de la fin des années 1990 jusqu’à son arrestation, en 2002.

Des traces d’ADN de 33 femmes ont été retrouvées sur les lieux. Pickton a finalement été condamné pour six meurtres.

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