Adrian Wyld Lisa Raitt. Adrian Wyld / La Presse Canadienne

OTTAWA – La commissaire fédérale à l’éthique blanchit la ministre du Travail, Lisa Raitt, qui faisait l’objet d’une enquête entourant un surclassement gratuit de siège sur un vol d’Air Canada.

Mary Dawson a indiqué jeudi que la ministre n’avait rien à se reprocher.

Des allégations circulaient à l’effet que Mme Raitt avait obtenu gratuitement un siège en classe affaires, une faveur autorisée par un haut dirigeant d’Air Canada.

Le transporteur aérien était alors en plein conflit de travail avec ses employés, et la ministre du Travail avait déjà laissé entendre qu’Ottawa pourrait adopter une loi spéciale de retour au travail des syndiqués en cas de grève.

Dans les faits, a signalé Mme Dawson, la ministre Raitt a utilisé les points qu’elle avait accumulés grâce à un programme de fidélisation pour grands voyageurs, afin d’obtenir un surclassement sur un vol reliant Ottawa et Toronto en septembre dernier.

Il y a eu un certain retard à transférer le crédit grand voyageur de Mme Raitt au bon vol, ce que la commissaire a attribué entièrement aux processus internes à Air Canada.

Une lettre de plainte signée par une personne se présentant comme un agent de bord avait déclenché l’ouverture d’une enquête.

Cette missive avait été transmise à deux députés, le néo-démocrate Yvon Godin et le libéral John McCallum, qui avaient ensuite suggéré que Lisa Raitt avait contrevenu à la Loi sur les conflits d’intérêts.

«La preuve montre que le surclassement a été obtenu à l’aide d’un crédit de grand voyageur auquel Mme Raitt avait droit, et ne constituait ni un cadeau, ni un avantage», a écrit Mary Dawson dans le rapport officiel qu’elle a rendu public jeudi. «Je conclus donc que Mme Raitt n’a pas contrevenu à l’article 11 de la Loi sur les conflits d’intérêts.»

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