OTTAWA – Environnement Canada s’apprête à couper dans ses activités de surveillance de l’eau, indiquent des documents internes, et ce, en dépit des mises en garde publiques servies à Ottawa pour que le gouvernement prenne au sérieux les impacts des changements climatiques.

Un nouveau rapport de la Table ronde sur l’environnement et l’économie – qui sera abolie sous peu -, prévient que les entreprises tout comme le gouvernement traînent des pieds en matière de préparations aux conséquences – inévitables- du réchauffement climatique.

Une note interne d’Environnement Canada démontre que les compressions budgétaires exigeront du ministère une réduction de ses activités de surveillance de l’eau – l’élément qui subit le plus grand nombre d’influences des changements climatiques.

Le directeur général des affaires juridiques et réglementaires d’Environnement Canada, John Moffet, soulignait dans une note interne à ses collèges que la Division de la gestion durable de l’eau serait la plus affectée par les coupes budgétaires.

Certaines activités seront abolies, tandis que d’autres seront assumées par des divisions différentes du ministère, indique-t-on également dans la note.

De telles compressions, en plus des nouvelles mesures pour écourter les évaluations environnementales et les vérifications d’organismes de bienfaisance, sont une véritable gifle en pleine figure, a lancé le directeur administratif de Sierra Club Canada, John Bennett.

Selon lui, il s’agit d’une entreprise systématique pour démanteler les appareils gouvernementaux de surveillance sur l’environnement.

Un porte-parole du ministre fédéral de l’Environnement, Peter Kent, a de son côté soutenu que les compressions sur la gestion d’une eau durable permettraient de réaliser des économies de 1,5 million $, ajoutant que la mesure n’aurait aucun impact sur le secteur. Les programmes en question sont assurés par des services différents, et l’abolition permettra d’éviter le dédoublement des tâches.

Ce motif avait par ailleurs déjà été évoqué par le ministre Kent pour justifier la fin de vie de la Table ronde. Son budget de 5 millions $ sera annulé à la fin de l’année financière en cours puisque ses services sont offerts ailleurs, notamment par les universités et les centres d’études, avait fait valoir M. Kent.

Le président de l’organisme, David McLaughlin, affirme toutefois que l’information fournie par la Table est unique et nouvelle. Le gouvernement fédéral avait lui-même requis l’aide du groupe pour mener des concertations sur deux éléments centraux de recherche au cours de la dernière année, a-t-il rappelé

Dans un rapport rendu vendredi, la Table envoie un avertissement que la plupart des entreprises ne sont malheureusement pas préparées pour faire face aux conséquences du changement climatique.

Le gouvernement n’est pas en reste et doit lui aussi reconsidérer sa gestion des risques associés aux changements climatiques, a soutenu M. McLaughlin.

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