Charles Rex Arbogast / The Associated Press Conrad Black

OTTAWA – Le retour annoncé de Conrad Black au Canada a donné lieu à des échanges houleux à la Chambre des communes, mardi.

Le Globe and Mail écrivait mardi que le ministère de l’Immigration et de la Citoyenneté avait accordé un permis de résidence temporaire d’un an au magnat de la presse déchu. Selon le quotidien torontois, le permis est valide de mai 2012 à mai 2013. M. Black doit sortir de prison en Floride vendredi.

Lors de la période de questions aux Communes, mardi après-midi, le ministre de l’Immigration et de la Citoyenneté, Jason Kenney, a déclaré que les règles en matière de respect de la vie privée l’empêchaient de répondre au leader néo-démocrate Thomas Mulcair au sujet du retour au pays de l’homme d’affaires.

Né à Montréal, Conrad Black a renoncé à sa citoyenneté canadienne en 2001 après que la Chambre des lords britanniques lui eut offert de le faire pair, une proposition que le premier ministre de l’époque, Jean Chrétien, lui a interdit d’accepter tant qu’il détiendrait un passeport canadien.

Le sexagénaire a été ensuite reconnu coupable de fraude et d’entrave à la justice, en 2007, en raison de transactions financières douteuses effectuées lorsqu’il était à la tête de l’empire médiatique Hollinger International. Il a passé plusieurs années dans un pénitencier de la Floride.

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