OTTAWA – Le gouvernement Harper a indiqué qu’il se mettrait à la recherche de nouvelles avenues pour accroître les retombées économiques canadiennes du programme de chasseurs furtifs F-35.

Industrie Canada a réduit les attentes concernant le controversé projet, estimant désormais que les entreprises canadiennes pouvaient espérer obtenir un maximum de 9,8 milliards $ US en contrats, et plus 12 milliards $ US comme estimé auparavant.

L’opposition néo-démocrate s’est penchée sur ces nouvelles projections et a noté qu’aucun montant n’était garanti.

Selon ce qu’a déclaré un haut responsable devant un comité parlementaire, près de 75 pour cent des sommes révisées devraient être réparties entre les 70 entreprises qui ont déjà signé des ententes avec le manufacturier américain Lockheed Martin.

Les prévisions prennent pour acquis que les contrats seront renouvelés pendant la cinquantaine d’années de vie utile prévue pour les avions de combat.

Le député néo-démocrate David Christopherson soutient que le gouvernement conservateur dépensera des «dizaines de milliards de dollars, et espère que l’industrie canadienne en profitera».

Le leader du gouvernement en Chambre, Peter Van Loan, affirme pour sa part que les compagnies canadiennes ont déjà signé pour plus de 435 millions $ en contrats, et s’est engagé à chercher d’autres méthodes pour maximiser les retombées et la participation canadiennes.

Les conservateurs avaient cité le montant de 12 milliards $ US dans le cadre de leur justification pour ne pas avoir considéré d’autres appareils potentiels.

Le vérificateur général a de son côté fait part d’interrogations concernant les retombées prévues, déclarant qu’il n’y avait pas eu de justification claire et indépendante de cette somme. Michael Ferguson dit également que l’armée de l’air s’est trop basée sur les données et les assurances de Lockheed Martin.

Aux yeux du député Christopherson, en vertu des normes traditionnelles des contrats militaires, le gouvernement aurait pu demander des retombées régionales équivalentes aux dépenses. Cela signifie que si le contrat proposé valait 25 milliards $ comme l’a suggéré le vérificateur général, Ottawa aurait pu demander un montant égal en contrats canadiens.

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