La Presse Canadienne/Jeff McIntosh

EDMONTON – Un cas de maladie de la vache folle a été confirmé chez une vache de boucherie de l’Alberta, le premier au Canada depuis 2011.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) assure qu’aucune partie de la carcasse de la vache n’est entrée dans la chaîne alimentaire humaine ou animale.

Le cas a été détecté dans le cadre du programme national de surveillance de la maladie de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), une maladie neurologique, dégénérative et mortelle qui touche les bovins. L’agence tente maintenant de déterminer comment l’animal a été infecté, mais l’on sait que la vache de boucherie n’était pas née sur la ferme où on a détecté la maladie.

L’agence fédérale souligne que le Canada conserve le statut sanitaire de «pays à risque maîtrisé» à l’égard de l’ESB que lui a conféré l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Par conséquent, ce cas ne devrait avoir aucune incidence sur les exportations actuelles de boeuf ou de bovins canadiens, estime l’agence fédérale.

«Nos procédures de dépistage sont exemplaires. Notre statut sanitaire demeure le même (…) cela ne compromet pas le commerce extérieur», a soutenu le ministre fédéral de l’Agriculture, Gerry Ritz.

En vertu de son statut à l’OIE, le Canada peut compter jusqu’à une douzaine de cas d’ESB par année sans être déclassé. «Nous en sommes très loin», a indiqué le ministre Ritz.

«L’ACIA cherche maintenant à confirmer l’âge de l’animal, ses antécédents et le mode de transmission possible de la maladie chez l’animal», a indiqué la porte-parole de l’agence, Martine Dubuc. «Nous nous employons aussi à retracer tous les animaux posant un risque équivalent, tels que les animaux qui auraient pu être exposés aux mêmes aliments que l’animal infecté. (Ces animaux) seront abattus et soumis à des tests de dépistage de l’ESB.»

La nouvelle de ce cas d’ESB n’a pas surpris le président de l’Association des éleveurs de bétail de la Saskatchewan, Doug Gillespie. «On s’attend à trouver des cas de temps en temps (…) Mais ça prouve que le système (de dépistage) fonctionne, que le boeuf est sécuritaire: ce cas n’a jamais atteint la chaîne alimentaire, après tout», a-t-il soutenu.

L’encéphalopathie spongiforme bovine est une maladie mortelle et incurable qui touche le cerveau et la moelle épinière des bovins. Les humains qui consomment de la viande de boeuf infecté par l’ESB peuvent contracter la maladie de Creutzfeldt-Jakob, elle aussi mortelle. Jusqu’ici, on a dénombré moins de 250 cas de cette maladie chez l’humain dans le monde.

Le premier cas d’ESB au Canada avait été signalé en 1993 dans une ferme près de Red Deer, en Alberta. L’animal avait été importé de Grande-Bretagne.

Le premier cas chez une bête née au Canada a été confirmé en mai 2003. Les autorités croient que l’animal avait été contaminé par sa nourriture, qui contenait des protéines de viande hachée et de moelle osseuse. Ce premier cas avait dévasté l’industrie canadienne du boeuf: une quarantaine de marchés s’étaient alors immédiatement fermés aux exportations canadiennes de produits du boeuf.

Le dépistage avait ensuite été resserré, et des mesures avaient été prises pour stopper cette «crise de la vache folle» — notamment en interdisant la nourriture pour animaux contenant de la cervelle et de la moelle épinière.

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