Daily Mail online (Grande-Bretagne), 18 février 2015

Chaque semaine, Influence Communication surveille et analyse la couverture internationale du Québec dans 160 pays du monde en 22 langues.

Beaucoup de bruit entoure l’avenir de M. Bolduc. Est-ce que le Premier ministre le placera à la tête d’un ministère de moindre importance ou le confirmera-t-il au ministère de l’Éducation? Le vieil adage dit qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Ce que l’on constate c’est que tout le monde semble avoir une opinion sur le sujet. Un peu plus d’une semaine après le commentaire du ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, au sujet de la fouille à nu d’une adolescente de 15 ans dans une école de Québec, on estime qu’environ 27,5 millions d’utilisateurs sur Twitter on entendu parler de cette nouvelle via les médias sociaux.

Cette portée potentielle, qui représente plus de trois fois la population entière du Québec, démontre bien l’étendue qu’a prise cette nouvelle à l’international dans la dernière semaine, alors que plus de 8600 tweets provenant de près de 70 pays ont été écrits depuis le 17 février dernier sur le sujet.

La bévue du ministre Bolduc fait même partie des mots-clés les plus associés au terme Québec dans la dernière semaine sur Twitter, «strip» et «Bolduc» étant les deux mots les plus souvent utilisés. Pour ce qui est de M. Bolduc lui-même, c’est plutôt les termes «fouilles», «éducation» et «chapeau» qui lui sont restés collé à la peau.

Du côté des médias traditionnels, la déclaration de notre ministre était la nouvelle qui faisait rayonner le plus le Québec à l’étranger avant que Magnotta annonce qu’il ne ferait pas appel de la décision de la cour dans son dossier. Au total, près d’une dizaine de médias du monde a repris la nouvelle dans leurs pages. La grande majorité reprenant les propos de M. Bolduc principalement.

Une situation qui rappelle la couverture québécoise de la nouvelle, alors que les propos du ministre ont pris plus d’ampleur que la fouille à nu et de l’impact de celle-ci sur l’adolescente de Québec.

Parler du Québec pour les mauvaises raisons
Pas besoin de «fouiller» très loin pour se rendre compte qu’on parle de manière plus péjorative du Québec depuis quelques années. L’exemple de M. Bolduc et de l’annonce concernant Magnotta ne sont que de malheureux rappels qu’on parle de nous pour les mauvaises raisons.

Pourtant, il y eut un temps où la couverture du Québec était une couverture «Walt Disney», où tout était bon, «cute». On parlait de tourisme, de culture, de gastronomie. Mais, depuis 3 ans, cela a complètement changé et la déclaration d’Yves Bloduc en est un autre exemple après la tragédie de Mégantic, de Magnotta, de nos histoires de pipelines et de l’attentat à St-Jean-sur-Richelieu.

Il est évident que les propos de M. Bolduc n’atteindront jamais la même portée que Mégantic où encore Magnotta, mais il reste qu’avec près d’une dizaine de pays qui ont couvert la nouvelle dans les médias traditionnels, des États-Unis à l’Australie, en passant par le Panama, la France, la Grande-Bretagne et la Turquie, et avec des millions d’abonnées Twitter qui ont vu passer la nouvelle, cette bévue aura marqué de façon importante la couverture du Québec à l’étranger dans la dernière semaine.

Carte du monde - Portée médias sociaux Bolduc
L’étendue des réactions dans les médias sociaux à l’égard du propos d’Yves Bolduc sur la fouille à nu.

Top 3 des pays ayant le plus parlé du commentaire d’Yves Bolduc sur les médias sociaux (17 au 25 février)

  • États-Unis 4,01 %
  • Indonésie 3,09 %
  • Mexique 2,01 %

*Canada 70,05 %

Aussi dans National :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!