TORONTO – Le juge au procès des deux hommes accusés d’avoir comploté pour faire dérailler un train de passagers entre New York et Toronto a identifié, mardi, les plus importants éléments de preuve que les jurés devraient considérer dans leurs délibérations.

Raed Jaser et Chiheb Esseghaier font face à diverses accusations liées au terrorisme.

Au troisième jour de ses directives au jury, le juge Michael Code a indiqué que selon lui, les preuves les plus importantes sont les écoutes électroniques de conversations entre les accusés et un agent d’infiltration de la police fédérale américaine (FBI).

Il a ensuite isolé, dans toutes ces heures d’enregistrements, les extraits les plus intéressants, notamment une conversation au cours de laquelle les trois hommes discutent précisément du complot reproché aux accusés.

Au cours de cette promenade, les deux accusés y discutent du complot pour faire dérailler un train, de leurs motivations extrémistes pour commettre cet attentat, et d’un autre projet, évoqué par Jaser, pour embaucher un tireur d’élite afin d’abattre des civils canadiens.

Le juge Code a aussi rappelé aux jurés que selon le témoignage de la taupe du FBI, les deux accusés ont prononcé une prière à l’issue de cette conversation, ce qui illustre bien, selon le juge, «qu’ils s’apprêtaient à se lancer dans une mission».

«Leur conversation (…) est compatible avec les notions d »accord mutuel’ et de ‘mobile’, qui sont requises par la loi pour qualifier le complot», a expliqué le juge. «Puisque les accusés ont tous les deux participé à cette conversation, vous pouvez déterminer si l’un d’entre eux a cautionné les déclarations de l’autre, et vice-versa, par un geste ou une parole.»

Dans cette conversation, on entend aussi Jaser souhaiter que «tout le pays s’enflamme», et Esseghaier déclarer que le projet de faire dérailler un train constitue «une très bonne mission».

Jaser et Esseghaier avaient été arrêtés en avril 2013.

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