Collaboration spéciale Une banderole était affichée près du pont Jacques-Cartier.

MONTRÉAL – La Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE), affiliée à la CSQ, a exprimé de façon très visible vendredi sa colère face aux demandes de Québec en marge des actuelles négociations pour le renouvellement du contrat de travail de ses 62 000 membres, enseignants au primaire et au secondaire.

Le syndicat a installé des banderoles géantes au pont Jacques-Cartier, à Montréal, ainsi qu’au pont Pierre-Laporte et sur l’autoroute Dufferin-Montmorency à Québec, indiquant son refus d’accepter un alourdissement de la tâche des enseignants.

Selon la FSE, Québec demande aux enseignants d’augmenter de trois heures par semaine leur présence à l’école et de ne plus comptabiliser dans ces heures les cinq heures qui étaient allouées notamment à la préparation des cours, à la correction et à l’élaboration des plans d’intervention pour leurs élèves en difficulté, soit un ajout de huit heures par semaine sans rémunération additionnelle.

Le syndicat, dont les demandes visaient au contraire l’allégement d’une tâche qui s’est déjà alourdie depuis quelques années par des classes plus grandes et une clientèle plus lourde, estime qu’il s’agit là de demandes insoutenables pour le personnel enseignant.

Or, la partie patronale demande également d’augmenter la taille des groupes et d’en revoir leur composition pour ne plus tenir compte des difficultés des élèves.

La Fédération rappelle que des études réalisées par des chercheurs universitaires indépendants et par le ministère de l’Éducation lui-même font état de taux d’épuisement inquiétants chez les enseignants, ceux-ci allant jusqu’à 22% de membres vivant un degré d’épuisement élevé et 31% un niveau d’épuisement moyen.

Le roulement de personnel constitue aussi un indicateur inquiétant selon le syndicat, qui signale que près d’un enseignant sur cinq quitte la profession dans les cinq premières années de pratique.

Leur contrat de travail vient à échéance le 31 mars. Les parties discutent des questions normatives à la table sectorielle de l’éducation, alors que les questions monétaires font l’objet de discussions à l’échelle nationale pour l’ensemble des syndiqués du secteur public.

Qc-Dufferin

Une pancarte a également été installée sur la terrasse Dufferin à Québec.

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