Jacques Boissinot/La Presse canadienne Martine Desjardins, présidente la FEUQ, et Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ

Si une loi spéciale repousse le conflit à l’automne et permet un retour en classe, les étudiants ont encore une carte dans leur jeu: un plan d’action en vue des élections.

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) dit espérer des élections provinciales à l’automne. «Ce serait la solution la plus profitable pour nous», indique Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.

Mais que ce soit à l’automne ou dans les mois suivants – le gouvernement a jusqu’en décembre 2013 pour déclencher des élections –, la FEUQ et la Fédération étudiantes collégiales du Québec (FECQ) seront prêts.

«On va s’assurer de catalyser la mobilisation de la grève pour jouer un rôle crucial aux élections et encourager la participation des jeunes», précise Mme Desjardins.

Selon Élections Canada le taux de participation des jeunes de 18-24 ans aux élections est inférieur à 40%. «Le plus grand défi sera d’encourager les jeunes à aller voter», indique le président de la  FECQ, Léo Bureau-Blouin. Mais si 200 000 personnes ont manifesté dans les rues de Montréal à l’appel des associations étudiantes, je ne peux pas croire qu’on ne peut pas les amener à aller voter aux prochaines élections.»

Dans certaines circonscriptions où les libéraux ont été élus avec une faible majorité aux dernières élections, les associations étudiantes sensibilisent les citoyens et certains se sont même engagés à ne pas voter pour les libéraux.

«On a fait aussi des appels aux donateurs du parti libéral pour leur demander pourquoi ils continuaient à contribuer à une caisse d’un parti soupçonné de corruption, de collusion et qui endette les générations à venir», explique Mme Desjardins. Elle assure que de nombreuses personnes ont affirmé qu’elles cesseraient de contribuer à la caisse du Parti libéral.

«Dans un cadre d’élection, il y a deux choses que le gouvernement comprend: les votes et l’argent. On aura donc une incidence là-dessus», poursuit Mme Desjardins.

«Les étudiants ont vu qu’ils étaient capables de se mobiliser, ils ont vu qu’ils avaient un poids.» – Martine Desjardins, présidente de la FEUQ

Les députés en campagne risquent aussi de rencontrer les étudiants dans leur circonscription. Pour l’instant, la FEUQ n’a pas confirmé si des actions de perturbations font partie du plan, mais les associations se présenteront aux conférences de presse des élus de toute la province et n’hésiteront pas poseront des questions.

D’autres éléments seront dévoilés lorsque les élections seront déclenchées.

Aussi dans National :

blog comments powered by Disqus