Adrian Wyld Adrian Wyld / La Presse Canadienne

OTTAWA – Le ministre fédéral et député de Lévis Steven Blaney se défend de ne pas en faire assez pour le chantier maritime Davie. M. Blaney explique le silence d’Ottawa par le fait que ce serait une affaire compliquée.

Le chantier a dû mettre à pied 200 personnes il y a 10 jours, faute de travail. La menace plane sur une partie des 800 autres travailleurs.

Pourtant, il y a quelques mois, Chantier Davie Canada a proposé au gouvernement fédéral de convertir un navire pour en faire un bâtiment de ravitaillement. La Marine royale canadienne a justement dû mettre au rancart prématurément ses deux navires de ravitaillement.

Or, Ottawa tarde à répondre à l’offre de la Davie.

Alors qu’à Québec on met de la pression sur le ministre pour qu’il convainque son gouvernement de bouger, M. Blaney, lundi, a tenté d’expliquer pourquoi Ottawa ne répond pas.

«C’est une offre complexe», a-t-il dit à sa sortie d’un comité parlementaire, lundi après-midi.

Le ministre parle de trois éléments qui expliqueraient cette complexité, puis il n’en cite qu’un seul.

«Il y a trois éléments qui font que cette offre-là pose un défi particulier. C’est que c’est une offre de location. Donc, c’est quand même nouveau. Donc, ça doit être examiné. Ça répond quand même à une situation qui est exceptionnelle et évidemment il faut s’assurer que toutes les procédures soient respectées», a-t-il avancé.

L’explication du ministre risque peu de suffire à Québec.

Le premier ministre Philippe Couillard a lancé, en vain jusqu’à ce jour, un appel aux députés et ministres conservateurs québécois afin qu’ils plaident la cause de la Davie. Le ministre Blaney, qui représente le comté de Lévis où est situé le chantier maritime, était particulièrement visé par cet appel.

Devant le peu de résultats et la mise à pied des 200 travailleurs, le ministre québécois de l’Économie, Jacques Daoust, a dit qu’il en avait assez de «supplier» Ottawa.

«J’ai parlé personnellement à six ministres fédéraux et j’ai écrit à une septième et je n’ai pas encore de résultat», s’indignait le ministre Daoust le 15 mai dernier.

«Les chantiers dans les Maritimes sont remplis, les chantiers de la Colombie-Britannique sont remplis avec les contrats militaires et on est obligé de supplier pour essayer d’obtenir un contrat au Québec», avait-il dénoncé.

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