Audrey Neveu/Métro Le député de Québec solidaire Amir Khadir en compagnie de Yiannis Bournous, de Syriza, et de Caren Lay, de Die Linke.

Québec solidaire s’allie aux principaux partis de la gauche européenne dans sa lutte contre l’austérité. Alors que se tient le congrès du Parti libéral du Québec, QS a tenu une conférence de presse conjointe avec des représentants du parti grec Syriza, de la formation espagnole Podemos et de Die Linke, d’Allemagne.

La lutte contre l’austérité nécessite une solidarité internationale, puisqu’il s’agit d’une tendance mondiale, selon eux. «On dit depuis toujours qu’il n’y a pas d’alternative, qu’on n’a pas le choix, mais c’est faux», affirme d’emblée le député de Mercier Amir Khadir. À son avis, le gouvernement québécois actuel est en mesure de trouver des solutions économiques qui n’impliquent pas l’appauvrissement de la population, un discours repris par ses collègues.

Pour prouver qu’une alternative politique existe, Québec solidaire a mis de l’avant trois partis alternatifs connaissant le succès, notamment Syriza, au pouvoir depuis janvier 2015 en Grèce. Depuis, l’appui aux mesures anti-austérité chez les Grecs a bondi à 80%, selon Yiannis Bournous, membre du secrétariat politique et responsable du département des relations internationales de Syriza. Son gouvernement est dans une phase critique de négociation sur le remboursement de sa dette avec le Fonds monétaire internationale et l’Union européenne.

Quant à Podemos, Pablo Bustinduy Amador, secrétaire aux relations internationales du Conseil citoyen de Podemos, a fait valoir qu’en à peine un an et demi d’existence, son parti peut sérieusement considérer de remporter les élections générales espagnoles de novembre. «Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère démocratique. Nous sommes venus au Québec pour montrer notre solidarité totale envers ceux qui luttent contre l’austérité au Canada», a-t-il affirmé en français.

Caren Lay, députée de Die Linke au parlement allemand, a souligné que son parti est maintenant l’opposition officielle en Allemagne, une situation jugée invraisemblable il y a quelques années seulement et qui témoigne d’un réel changement de mentalités.

Les représentants des quatre formations de gauche participent samedi après-midi à une rencontre entre partis progressistes au Cœur des sciences de l’UQAM, organisée par Alternatives et la Fondation Rosa Luxemburg-bureau de New York dans le cadre du Festival des solidarités.

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