Le Cercle scientifique de la Fondation David Suzuki tient mercredi une table ronde sur la place de la science dans les enjeux environnementaux. Des scientifiques bénévoles souhaitent mettre leurs connaissances au profit de la population, tout en dénonçant le «musellement» dont les chercheurs fédéraux seraient victimes.

La table ronde, ouverte au public, aura lieu à 12h30 à la Maison du développement durable. Elle sera aussi diffusée sur le web grâce à l’outil en ligne Webex. Métro s’est entretenu avec le biologiste Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques au sein de la fondation, qui co-animera les discussions.


En quoi est-il fondamental d’intégrer la science aux débats environnementaux?

Les sciences, si on se fie à l’étymologie, ce sont d’abord les connaissances. Il est impératif de connaître en profondeur les enjeux dont on souhaite débattre. Les changements climatiques, par exemple, s’appuient sur des faits scientifiques établis. Il faut rendre ces connaissances accessibles à la population pour éviter des malentendus.


Vous dénoncez la censure au pays. Comment s’exprime-t-elle?

Il y a deux volets. Un premier qui concerne les compressions du gouvernement conservateur dans les départements scientifiques. Par exemple, Environnement Canada et Pêches et Océans ont vu leur budget réduit, ce qui freine des projets de recherche. L’autre volet est le contrôle de l’information. La divulgation des résultats est gérée de près par le gouvernement de Stephen Harper. Ce serait à l’avantage de tous que les recherches, réalisées par les différents ministères, soient connues du public. Les fonctionnaires scientifiques souhaitent partager leurs connaissances, mais le gouvernement ne leur en donne pas les moyens.


Comment le Cercle scientifique tente de pallier ce filtrage de l’information?

Depuis deux ans, le Cercle s’adresse directement à la population grâce à des scientifiques à l’expertise variée. Les spécialistes donnent de l’information, mais proposent aussi des solutions concrètes pour favoriser l’énergie solaire ou pour protéger les milieux naturels, par exemple. On essaie de sortir du réseau habituel de publication, grâce à des blogues, des conférences et des rencontres.

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