La mer de Beaufort est l’endroit où le phénomène d’acidification, une des plus importantes répercussions des changements climatiques, est le plus rapide au monde, indique une nouvelle étude.

L’auteur principal de l’étude publiée dans la revue Oceanography de juin, Jeremy Mathis, de l’agence américaine National Oceanic and Atmospheric Administration, prédit que d’ici une dizaine d’années, le niveau d’acidité de l’océan Arctique, au large des Territoires du Nord-Ouest, atteindra un seuil inégalé. Les conséquences d’un tel phénomène sur la vie aquatique demeurent inconnues mais les organismes munis d’une carapace pourraient en souffrir.

L’acidification des océans est un phénomène causé par l’augmentation des émissions de gaz carbonique dans l’atmosphère.

Selon les chercheurs, le niveau d’acidité des océans de la planète est, en moyenne, d’environ 30 pour cent supérieur à ce qu’il était il y a deux siècles. Le phénomène frappe plus durement les mers arctiques car leurs eaux contiennent moins d’éléments chimiques qui pourraient les protéger. Elles sont aussi plus exposées en raison du recul de la banquise.

M. Mathis et ses collègues ont conçu un modèle mathématique visant à prédire la rapidité de l’acidification. Ils ont ensuite comparé leurs données à des échantillons d’eau provenant de la mer des Tchouktches séparant la Russie et l’Alaska et des rivages occidentaux de l’archipel arctique canadien. À l’exception de l’embouchure des fleuves Mackenzie et Yukon, le modèle était exact, assure M. Mathis.

Selon leurs calculs, le niveau d’acidité de la mer de Beaufort sera au-delà de son seuil normal pour la majeure partie de l’année d’ici 2025.

«La mer de Beaufort est à l’avant-scène des changements environnementaux, dit M. Mathis. Elle est le théâtre des plus rapides changements frappant l’océan.»

La mer de Beaufort n’est pas un haut lieu de la pêche commerciale, contrairement à la mer de Bering, située tout près, où se concentrent 10 pour cent des prises mondiales de poissons.

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