Jason Ransom/Collaboration spéciale

Le premier ministre Stephen Harper a officiellement lancé la campagne électorale des conservateurs à Laval, lundi matin, avec une première annonce à saveur économique.

C’est en présence d’employés des Industries Spectra Premium, une usine du secteur de la fabrication de pièces automobiles établie en bordure de l’A-13, que le chef conservateur s’est engagé à prolonger et bonifier le programme de soutien aux apprentis.

Crédit d’impôt
Introduit en 2006, le Crédit d’impôt pour la création d’emplois d’apprentis augmenterait de 25 % pour atteindre un montant maximal de 2500$ par travailleur en plus de s’étendre aux troisième et quatrième années de la formation en milieu de travail.

En prolongeant ainsi le programme de crédit non remboursable de 10% applicable au salaire d’apprentis qualifiés, le Parti conservateur fait le pari d’améliorer le taux de diplomation (actuellement d’environ 50%), soulignant que la plupart des programmes d’apprentissage nécessite de 3 à 4 années de formation et que le diplôme assure toujours à son titulaire un emploi mieux rémunéré.

En 2013, 11 700 entreprises et 67 900 apprentis ont bénéficié du crédit d’impôt, soit cinq fois plus qu’en 2006, qui a coûté à l’État 96M$.

Les conservateurs chiffrent leur engagement électoral à 60 M$ additionnels par année, et ce, à compter de 2016-2017.

Flèches
Stephen Harper s’en est pris au chef du Parti libéral, dont il a dénoncé l’inexpérience.

«Justin Trudeau s’oppose à toutes les mesures d’allégement fiscal que nous proposons. Il a dit qu’il annulera le Crédit d’impôt pour la création d’emplois d’apprentis et il veut prendre cet argent dans les poches des Canadiens pour créer des programmes gouvernementaux mal ficelés inspirés des élites, qui ne feront rien pour aider les familles canadiennes.»

Quant à son vis-à-vis au Nouveau Parti démocratique, M. Harper a indiqué que «Thomas Mulcair n’aime pas les mesures d’allégement fiscal» et qu’«il veut plutôt augmenter les taxes et les impôts de tous les Canadiens et gonfler la taille de l’État», prédisant «une véritable catastrophe économique» si le NPD devait prendre le pouvoir.

Confronté à la récession économique qui frappe le pays, le premier ministre l’a minimisée, qualifiant la situation d’«effets temporaires» principalement liés à la chute du prix du pétrole.

«Le Canada présente le meilleur bilan de croissance et de création d’emplois parmi les pays du G7 depuis la fin de la récession [de 2008-2009]» a-t-il insisté.

Puis, questionné sur le choix de lancer sa campagne au Québec, où le Parti a très peu d’assise, Stephen Harper a concédé qu’il avait besoin d’une plus grande représentativité de la Belle Province, à Ottawa.

«Nous avons besoin du Québec et le Québec a besoin de nous», a-t-il terminé, non sans souligner que «le Québec envoie depuis 22 ans des députés de l’opposition à Ottawa».

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