Sean Kilpatrick / La Presse Canadienne Stephen Harper

LONDON, Ont. — Le chef conservateur a tenté de marteler son message économique à London, en Ontario, mercredi, malgré les nombreuses questions sur les développements du procès du sénateur Mike Duffy, qui impliquent notamment son chef de cabinet Ray Novak.

Stephen Harper a commencé sa journée par une séance de questions et de réponses en compagnie du président-directeur général de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, Dan Kelly, durant laquelle il a vanté le bilan de son gouvernement en ce qui a trait aux baisses d’impôts accordées aux petites entreprises.

Il a profité de la discussion pour attaquer une fois de plus les partis de l’opposition. «Les autres disent constamment qu’il faut augmenter considérablement notre niveau de dépenses. Nous savons que cela sera au prix de déficits plus élevés, d’une dette plus élevée et d’impôts plus élevés», a-t-il déploré.

«On peut garder un budget équilibré, avec des impôts bas — ce que nous avons avec le Parti conservateur, ou pencher vers des options qui voudront dire des impôts beaucoup plus élevés pour les petites entreprises, et qui, franchement, seraient plus dommageables pour notre économie», a-t-il ajouté.

M. Harper a par ailleurs réitéré son engagement de réduire la bureaucratie pour les petites entreprises et les entrepreneurs. Des consultations pancanadiennes seront lancées sur les réformes proposées si les conservateurs sont réélus, a-t-il promis.

Une douzaine de manifestants attendaient le premier ministre sortant à l’extérieur de la salle de l’événement, qui se tenait dans la circonscription de London-Fanshawe, actuellement représentée par la néo-démocrate Irene Mathyssen.

Les conservateurs sont en mode gestion de crise depuis que l’actuel chef de cabinet Ray Novak a fait l’objet de discussions au procès du sénateur Duffy. L’ancien avocat du Bureau du premier ministre Benjamin Perrin a ainsi confié à la police que M. Novak était au courant de l’existence du fameux chèque de 90 000 $ qui a été remis au sénateur par l’ancien chef de cabinet Nigel Wright.

Or, non seulement M. Novak a été promu au poste de chef de cabinet depuis, mais il joue actuellement un rôle-clé dans la campagne de M. Harper.

Mais M. Harper ne s’est pas laissé émouvoir pour autant, mercredi, et il s’en est tenu à ses réponses des derniers jours. «Évidemment, comme je vous ai déjà dit, je ne discuterai pas de certaines questions qui sont en cours devant les tribunaux», a-t-il affirmé en point de presse.

Le chef conservateur a répété qu’il y avait «deux personnes, selon (son) jugement, qui étaient responsables»: M. Wright, qui a signé le chèque permettant au sénateur de rembourser des dépenses inappropriées, et M. Duffy, pour l’avoir encaissé.

M. Harper n’a pas voulu dire s’il avait discuté du sujet avec M. Novak dans les derniers jours.

Pas plus tard que la semaine dernière, le porte-parole conservateur Kory Teneycke assurait que M. Novak n’avait pas été informé de l’accord conclu entre M. Duffy et M. Wright à l’époque.

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